L’Europe et le photovoltaïque pénaliseront Mersen au premier semestre 2012
L’exercice 2011 a été globalement satisfaisant pour Mersen qui affiche une marge opérationnelle courante de 12,5%, en hausse de 200 points de base d’une année sur l’autre. Le spécialiste des solutions en graphite et des composants électriques a bénéficié d’une activité soutenue sur l’ensemble de ses marchés (électronique, chimie-pharmacie, procédés industriels, solaire) durant une grande partie de l’année, à l’exception d’un «brusque ralentissement constaté au quatrième trimestre avec une croissance organique limitée à 1,3% contre +14,1% pour les neuf premiers mois», relève Oddo Securities.
Le chiffre d’affaires à périmètre et change constants devrait enregistrer «un retrait modéré» au premier trimestre 2012, voire jusqu’à l’été, en raison «du ralentissement de l’activité pour le marché solaire, dans l’attente de l’absorption de l’excès de stocks de cellules solaires en Chine, et par ailleurs, d’un environnement macroéconomique peu favorable en Europe», stipule le groupe. C’est environ la moitié de son activité qui devrait ainsi être affectée. La deuxième partie de l’année, mieux orientée dans le solaire ainsi que dans la chimie, bénéficiera également d’effets de base plus favorables.
Reflétant la hausse de son résultat opérationnel courant, le dividende par action proposé au titre de l’exercice écoulé sera en progression de 33% par rapport à 2010. Interrogé sur ses ambitions de marge pour 2012, le directeur financier Thomas Baumgartner a répondu que la visibilité n'était pas suffisante pour s’engager sur un chiffre précis mais a laissé entendre que le niveau devrait baisser, sous l’effet d’un mix-produit moins favorable. La marge courante devrait reculer de plus d’un point à 11,4%, estiment de leur côté les analystes d’Oddo Securities.
Détenu à près de 15% par le FSI et la Caisse des dépôts, Mersen bénéficie d’une solide structure de bilan avec un ratio de dette nette sur fonds propres stable à 44%, malgré une hausse de 8,8% de cette dette à 240 millions d’euros, suite à «l’acquisition des minoritaires de la société Mingrong Electrical Protection et d’un effet de change négatif limité lié à l’appréciation du dollar US en fin de période». Il dispose par ailleurs de lignes de crédit confirmées de 500 millions d’euros utilisées à 50%.
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