Les valeurs de la défense profitent d’une commande colossale de Rafale par l’Ukraine
Les valeurs de la défense se distinguent favorablement lundi à la Bourse de Paris, alors que l’Ukraine et la France viennent de signer une lettre d’intention portant sur l’achat par Kiev d’avions de chasse Rafale et de systèmes de défense anti-aérienne.
La lettre d’intention porte sur un maximum de 100 Rafale et inclut également des drones, a fait savoir l’Elysée à l’AFP. Sur le réseau social X, le président français, Emmanuel Macron, a salué un «grand jour».
En Bourse, Dassault Aviation, le constructeur de l’avion de chasse Rafale, a grimpé de 4,6%, à 286,80 euros, tandis que Thales a gagné 1,4%, à 242,70 euros. De son côté, Airbus a progressé de 0,4%, à 207,30 euros, et Safran de 0,5%, à 305,90 euros. Dans le même temps, le CAC 40 reculait de 0,63%.
Cette commande XXL a été dévoilée lundi à l’occasion d’une rencontre à Paris entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue français, Emmanuel Macron.
Dimanche, le dirigeant de l’Ukraine avait évoqué, sur le réseau social X, la conclusion d’un «accord historique» avec la France pour renforcer l’aviation de combat et la défense aérienne de Kiev.
Au-delà de Dassault Aviation, cette commande bénéficiera à tout un écosystème. Le groupe dirigé par Eric Trappier a rappelé le mois dernier que le programme Rafale fédérait 400 entreprises françaises, dont Thales et Safran.
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Montée en cadence de la production
L’avionneur doit relever actuellement le défi de la montée en cadence de sa production, avec l’objectif d’atteindre jusqu'à 4 Rafale par mois. Le 7 octobre dernier, Dassault Aviation a indiqué qu’il lui restait encore 233 Rafale commandés à livrer.
Les groupes liés à la défense et à l’aéronautique seront également en vue cette semaine, alors que se tient de lundi à vendredi le salon aéronautique de Dubaï.
Airbus serait sur le point de conclure un accord pour la vente d’une centaine d’avions monocouloir A321neo à la compagnie aérienne émiratie Flydubai, selon les informations rapportées dimanche par Reuters, sur la base de sources proches du dossier. Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, Airbus n'était pas disponible dans l’immédiat pour apporter un commentaire.
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