Airbus, Leonardo et Thales fusionnent leurs activités dans le spatial
L’union fait la force. Airbus, Leonardo et Thales ont annoncé jeudi avoir signé un protocole d’accord visant à regrouper leurs activités spatiales au sein d’une nouvelle entreprise.
Ce rapprochement vise à atteindre la «masse critique nécessaire pour rivaliser à l'échelle mondiale et se développer sur les marchés à l’export», ont indiqué les groupes d’aéronautique et de défense dans un communiqué commun.
Concrètement, Airbus, Leonardo et Thales veulent faire face à la concurrence de l’américain SpaceX et de sa constellation de satellites Starlink.
Ce nouvel acteur spatial représentera un chiffre d’affaires annuel d’environ 6,5 milliards d’euros et regroupera près de 25.000 personnes à travers l’Europe.
A lire aussi : Mission sauvetage pour Jean-François Fallacher chez Eutelsat
Airbus premier actionnaire
Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital de la nouvelle entité, qui fonctionnera avec «une gouvernance équilibrée entre ses actionnaires».
L’opération devrait permettre de générer des «synergies annuelles totales de plusieurs centaines de millions d’euros (...) sur le résultat d’exploitation cinq ans après sa finalisation», ont indiqué les groupes, en précisant que les coûts associés seraient «alignés avec les standards du marché».
Sous réserve des autorisations usuelles, cette entreprise dans le spatial pourrait être opérationnelle en 2027.
«Cet accord de rapprochement est une excellente nouvelle. La création d’un champion européen des satellites permet d’augmenter les investissements de la recherche et de l’innovation dans ce secteur stratégique et ainsi renforcer notre souveraineté dans un contexte de compétition mondiale intense», a réagi le ministre de l’Economie, Roland Lescure, sur le réseau social Bluesky.
En Bourse, Leonardo et Thales profitaient particulièrement de l’annonce de cette fusion. A Milan, l’action du premier grimpait de 3% jeudi en début de matinée et le titre du second montait de 2,7% à Paris. L’action Airbus avançait de son côté de 0,6%.
A lire aussi : Bpifrance lève un fonds défense grand public ciblant 5 % de rendement annuel
Plus d'articles du même thème
-
Airbus compte presque doubler son résultat opérationnel à horizon 2029
Le groupe a annoncé s'attendre à un résultat opérationnel compris entre 12 et 13 milliards d’euros pour 2029 contre 7,5 milliards d’euros attendus cette année. -
Le bras de fer entre Segro et Prologis crispe le fonds souverain norvégien
Alors que la foncière britannique spécialiste des entrepôts, Segro, a rejeté une nouvelle offre de rachat de Prologis, le fonds de pension norvégien s’est fendu d’un communiqué engageant les deux sociétés à se rapprocher. -
Les gérants alternatifs Harrison Street et RoundShield unissent leurs plateformes en Europe
Les sociétés de gestion Harrison Street Asset Management (HSAM) et RoundShield Partners ont combiné leurs plateformes en Europe.
ETF à la Une
La Corée du Sud suspend la cotation des ETF à effet de levier
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
UltimatumMonique Barbut va présenter sa démission à Emmanuel Macron
La ministre de la Transition écologique a annoncé mardi soir, devant plusieurs médias dont l'Opinion, qu'elle présenterait sa démission au chef de l'Etat. En cause : le refus du gouvernement de revenir sur la réintroduction encadrée de l'acétamipride dans la loi agricole -
RemaniementSNCF : Jean Castex impose sa marque en remaniant la direction de SNCF Voyageurs
Le patron du groupe ferroviaire souhaite « impulser une nouvelle dynamique » chez sa filiale. En interne, Jean Castex défend une autre conception de la décentralisation des activités de sa filiale -
Bras de ferGuerre en Ukraine : les anciens contre les modernes
Le départ du ministre de la Défense Mikhaïlo Fedorov, en conflit sur des choix stratégiques avec le commandant en chef des armées Olexandr Syrsky, a provoqué des manifestations d’ampleur