Les surcapacités pèseront sur les résultats d’Air France-KLM cette année
La saison d’été qui s’annonce en demi-teinte oblige Air France-KLM à réviser à la baisse ses ambitions pour l’ensemble de l’exercice. La compagnie franco-néerlandaise a en effet indiqué qu’elle s’attendait désormais à un excédent brut d’exploitation (Ebitda) annuel «compris entre 2,2 et 2,3 milliards d’euros», contre un précédent objectif fixé à 2,5 milliards d’euros et un résultat de 1,86 milliard dégagé en 2013. L’action a plongé de 8,7% hier en terminant la séance sous les 8,6 euros.
Le transporteur a enregistré le mois dernier un trafic en hausse de 2,9%, avec une croissance de 3,9% du nombre de passagers transportés à 7,2 millions, et des capacités en progression de 1,8%. Malgré un coefficient d’occupation en hausse de 0,9 point à 86,2%, la recette unitaire passagers est restée stable par rapport à juin 2013. Le trafic cargo, mesuré en tonne kilomètre transportée, a pour sa part reculé de 4,3% en rythme annuel, avec un coefficient de remplissage en baisse de 1,6 point à 60,7%.
«Sans constituer une rupture de tendance, le trafic de passagers de juin (…) et les réservations pour juillet et août reflètent une situation de surcapacité qui affecte les rendements sur certaines lignes long-courriers, notamment l’Amérique du Nord et l’Asie», souligne Air France-KLM dans un communiqué. Outre la faiblesse persistante de la demande dans ses activités de fret, la compagnie aérienne est confrontée à une situation toujours difficile au Venezuela, où elle subit comme ses concurrentes une baisse des recettes découlant d’un litige avec les autorités du pays sur le taux de change du bolivar. Ces deux facteurs devraient d’ailleurs avoir chacun un impact négatif d’environ 50 millions d’euros sur l’excédent brut d’exploitation annuel de la compagnie.
Air France-KLM, qui entend maintenir «une stricte discipline dans ses investissements», confirme néanmoins son objectif d’une dette nette ramenée à 4,5 milliards d’euros l’an prochain, à comparer à un endettement net de 5,13 milliards au 31 décembre 2013. En tenant compte de la révision en baisse du résultat brut d’exploitation qui vient d’être annoncée, les analystes crédit d’Oddo Securities ont calculé que le ratio ajusté de dette nette sur Ebitda «se réduirait alors à 3,6 fois» à fin décembre 2014, contre un niveau inférieur à 3,3 fois auparavant prévu par le bureau d’analyse et un ratio de 4,2 fois constaté à fin 2013.
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