Les ratios de Suez Environnement sont appelés à se tendre temporairement
Si le débours de cash de Suez Environnement (SEV) sera limité, la reprise d’Agbar va être plus lourde sur la dette du fait de l’intégration à 100 % de l’espagnol contre 51 % aujourd’hui. Selon SEV, la dette nette augmentera de 1,2 milliard (voir détail en illustration d’après les chiffres obtenus par L’Agefi). Cela s’entend avec un succès à 100 % de l’offre de retrait. En cas d’échec de l’offre, la facture serait selon nos calculs ramenée à 1,08 milliard.
En tout cas, cela va tendre un peu plus un ratio de dette nette sur Ebitda qui était déjà de 3,18 à fin juin, soit au-dessus du niveau de 3 visé par le groupe. L’impact sera de 0,25 point. SEV n’est certes soumis à aucune convention bancaire (covenant). Il n’empêche que se rapprocher de 3,5 «pourrait être de nature à «agacer» les investisseurs», écrit CM-CIC, même s’il reconnaît comme les autres bureaux que l’opération est «gagnante» sur le plan stratégique.
Quoi qu’il en soit, le groupe avait prévenu qu’il pourrait aller au-delà d’un ratio de 3 en cas d’acquisition. Et cela restera temporaire. Il assure qu’il visera rapidement à revenir à moins de 3 et qu’il communiquera prochainement sur les opérations envisagées. «Nous n’avons pas d’augmentation de capital en projet», assure d’ores et déjà SEV. De source proche du dossier, le groupe devrait plutôt détendre son levier par de petites cessions en complément de sa génération de cash-flow. Sans compter que son Ebitda est appelé à augmenter (il gagnera déjà 10% environ du fait de l’intégration d’Agbar et des synergies dégagées).
Ainsi, «il n’y a pas de crainte pour la notation [A3 chez Moody’s, ndlr]», assure-t-on dans l’entourage du groupe.
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