Les produits dérivés plébiscités par les grandes entreprises
Selon une étude mondiale de l’ISDA, 94 % des grandes entreprises y ont recours pour couvrir les risques liés à leur activité
Publié le
Olivier Decarre
Si la crise a fait naître des critiques sur l’utilisation des produits dérivés, ils restent bel et bien un outil essentiel dans la gestion des risques des entreprises. Selon une étude de l’Isda (l’Association internationale des swaps et dérivés) réalisée auprès des 500 plus grandes entreprises mondiales, 94 % d’entre elles ont recours à ces produits pour se couvrir. Une proportion qui progresse de 2 points par rapport à la précédente étude menée en 2003.
Le taux d’utilisation atteint même les 100 % dans de nombreux pays (France, Japon, Royaume-Uni, Suisse, Pays-Bas…). Les entreprises américaines y ont aussi massivement recours (92 %). En revanche, la pratique est encore peu développée dans les grandes sociétés chinoises (62 %).
Assez logiquement, changes et taux sont les domaines pour lesquels les dérivés sont les plus souvent retenus. 88 % des groupes couvrent les changes par des dérivés tandis que la proportion s’élève à 83 % en matière de taux. Ceci, avec des proportions assez uniformes dans chaque secteur (voir tableau). En revanche, précise l’étude, « l’utilisation des dérivés sur les matières premières s’avère plus limité [ndlr, 49 % au total], se rencontrant surtout dans les services collectifs (83 %), les produits de base (79 %) et les services financiers 63 %) ».
Compte tenu des spécificités de leur activité, ces mêmes services financiers sont aussi les plus gros utilisateurs de dérivés sur les crédits (à 76 %) et les actions (à 80 %), alors que la moyenne générale n’excède pas 20 % pour les crédits et 29 % pour les actions.
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