Les pays émergents permettent à Sodexo de relever son objectif de croissance interne

Elle est attendue voisine de 4,5 % pour l’exercice à fin août. Les « signes inflationnistes » empêchent tout relèvement de l’objectif opérationnel
Benoît Menou

Sodexo a soif de croissance. Le groupe a relevé hier à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels au 28 février dernier son objectif de croissance organique annuelle. A une estimation de hausse du chiffre d’affaires comprise entre 3 et 4% succède une progression voisine de 4,5%. Un relèvement consenti dans le sillage d’une accélération de la croissance au premier semestre, sur l’ensemble des zones géographiques et particulièrement au sein des marchés émergents, comme s’en est félicité le directeur général Michel Landel. Le dirigeant a tenu à mettre en exergue des carnets de commandes robustes, prenant pour exemple la progression de 20 à 30% sur un an dans le secteur de la santé aux Etats-Unis.

La croissance organique a atteint 4,8% sur le semestre écoulé (4,4 points de mieux qu’un an auparavant), correspondant à un chiffre d’affaires de 8,27 milliards d’euros (+10,4% en données publiées). Ce qui reflète un «bon semestre confortant» selon CM-CIC Securities, en dépit d’une croissance interne limitée à 1,0% au Royaume-Uni et en Irlande. Hors Europe et Amérique du Nord, elle a atteint 13,4%.

La marge opérationnelle semestrielle a elle aussi progressé sur un an, mais dans une moindre mesure, de 5,7 à 5,9%. Tenant compte des «signes inflationnistes», le groupe a sagement maintenu à 10% son objectif de hausse annuelle du résultat opérationnel hors effets de change. Cet indicateur a gagné 8,5% au premier semestre, à 488 millions d’euros. Le groupe de restauration collective (70% du chiffre d’affaires aux côtés des chèques et cartes et autres services techniques de gestion de sites) table sur une hausse des prix des denrées alimentaires composant son panier d’achats de 3 à 4% au cours des douze prochains mois. Assurant que «l’inflation fait partie de notre quotidien», Michel Landel se veut rassurant sur la capacité de Sodexo à répercuter une «bonne partie» des hausse de prix, avec un certain décalage, grâce aux clauses d’indexation présentes dans l’ensemble des contrats.

A moyen terme, Sodexo a laissé inchangées ses ambitions d’afficher de nouveau d’ici deux à trois ans une croissance interne voisine de 7% et une marge opérationnelle de 6% (5,9% au semestre écoulé). L’endettement net enfin représentait fin février (690 millions d’euros) 26% des capitaux propres, en repli de 16 points sur un an.

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