Les parapétrolières tentent de faire face en réduisant leurs investissements
Les parapétroliers subissent de plein fouet les conséquences de la rechute des prix du pétrole, en recul de 20% depuis début mai après le rebond de début d’année. Sur un an les prix du brut ont même chuté de 50%.
Dans ce contexte, Vallourec a perdu 6,32% vendredi (-55% sur un an) après la publication de ses résultats. Il a terminé le deuxième trimestre en perte nette et a vu son Ebitda s’effondrer de 95%. Surtout, «l’environnement de marché a continué d’être extrêmement difficile et cela ne s’est pas arrangé au fil du semestre, cela s’est même aggravé», a expliqué Philippe Crouzet, président du directoire du producteur de tubes en acier, anticipant un Ebitda négatif sur l’ensemble de l’exercice.
D’ailleurs, le groupe attend une détérioration au second semestre. Il compte plus que jamais sur son plan de compétitivité Valens, qui doit permettre de dégager 350 millions d’euros d’économies d’ici 2017 et qui comprend notamment la réduction d’un tiers de ses capacités en Europe. Déjà 1.600 postes ont été supprimés au premier semestre, contre 1.400 prévus initialement sur l’année. «Le second semestre 2015 devrait marquer le creux du cycle pour Vallourec, qui retrouvera à moyen terme un niveau de profitabilité plus normatif», note CM-CIC.
Technip (-25% sur un an) est également tombé dans le rouge au deuxième trimestre, après avoir passé une charge exceptionnelle de 570 millions, sur les 650 millions de frais de restructuration annoncés début juillet lors de l’avertissement sur ses résultats 2015. Un plan qui prévoit la suppression de 6.000 emplois, soit 15% de ses effectifs, afin de générer 830 millions d’euros d’économies.
En revanche, CGG (+2,95% vendredi, mais -41% sur un an) semble commencer à inverser la tendance, grâce à son plan de réduction de coûts. Si le spécialiste des équipements géophysiques finit toujours le trimestre dans le rouge, sa perte nette a été divisée par cinq en un an. Mais pour 2015, «on se met dans des hypothèses très ‘flat’, pas du tout de remontée d’activité», a précisé Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG. Aussi, le groupe a encore réduit de 50 millions de dollars ses investissements 2015, dans une fourchette de 450 à 525 millions, contre 862 millions dépensés en 2014.
Un mouvement déjà initié par Vallourec, qui compte investir de 350 à 300 millions d’euros cette année, contre 450 millions prévus initialement.
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