Les investisseurs accueillent favorablement la croissance toujours soutenue de SAP

L’éditeur de logiciels allemand tire les fruits de son développement accéléré dans les plates-formes mobiles et le « cloud computing »
Yves-Marc Le Reour

Avec des ventes de logiciels et services associés en progression de 19% au troisième trimestre à 3,2 milliards d’euros (+13% à taux de change constants), SAP a pu se prévaloir hier d’un «11e trimestre de croissance consécutive à deux chiffres» de cet indicateur sur une base non-IFRS. L’action a gagné 4,2% à 55,1 euros.

«Dans un contexte difficile pour le secteur technologique, SAP tire les fruits des choix stratégiques menés depuis deux ans et demi», commente pour L’Agefi Jim Hagemann Snabe, co-directeur général de SAP. Cela concerne au premier chef sa plate-forme de données en mémoire SAP HANA, ainsi que le développement du chiffre d’affaires lié à la mobilité et à l’informatique en nuage («cloud computing»).

La politique active de croissance externe menée par le groupe allemand pour atteindre une taille critique dans le cloud computing a pesé sur sa marge d’exploitation, en repli de 200 points de base (pb) à 31,2% d’une année sur l’autre.

L’acquisition en début d’année pour 3,4 milliards de dollars de SuccessFactors a eu un impact négatif de 100 pb durant le trimestre écoulé, le reste provenant «d’importants recrutements réalisés par anticipation sur la première partie de l’année», précise Jim Hagemann Snabe.

Quant au rachat d’Ariba, parachevé début octobre pour 4,3 milliards de dollars, il a contribué au recul de la trésorerie nette du groupe sur 9 mois. Egalement pénalisée par le versement du dividende, elle s’élevait à 293 millions d’euros fin septembre contre plus de 1,6 milliard au 31 décembre 2011.

En tenant compte de la consolidation récente d’Ariba, SAP anticipe désormais pour l’ensemble de l’exercice des ventes de logiciels et services associés en hausse de 10,5% à 12,5% à changes constants, contre 10% à 12% précédemment. Il compte atteindre le haut de la nouvelle fourchette «si l’environnement économique ne se dégrade pas» et maintient sa prévision d’un bénéfice d’exploitation non-IFRS compris entre 5,05 et 5,25 milliards, correspondant à une progression de 7,2% à 11,5%.

Ceci implique une forte hausse de sa rentabilité au dernier trimestre, sachant que la croissance du bénéfice d’exploitation sur 9 mois est de 5%. S’il met l’accent à court terme sur l’intégration de ses dernières acquisitions, le groupe souligne que son expansion dans le cloud computing est loin d’être terminée.

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