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Les introductions en Bourse restent cantonnées aux valeurs moyennes
Les introductions en Bourse restent cantonnées aux valeurs moyennes
Le rythme d’opérations a légèrement repris en Europe au premier trimestre. Mais les montants levés restent faibles
Publié le
Olivier Pinaud
Le Palais Brongniart. Photo: PHB/Agefi
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Plat pendant les deux tiers de 2011, l’électrocardiogramme du marché européen des introductions en Bourse s’est doucement remis à battre au premier trimestre 2012. Selon Bloomberg, vingt-deux opérations ont été annoncées en Europe. Il y a un an, à la même époque, avant que la crise n’éclate totalement, on en comptait deux fois plus. Dans le lot, un seul groupe, le câblo-opérateur néerlandais Ziggo, a placé plus d’un milliard de dollars.
Au total, un peu plus de 3 milliards d’euros ont été placés en Europe au premier trimestre 2012, contre 5 milliards un an auparavant. A Paris, le montant moyen des six opérations réalisées s'élève à 55 millions d’euros, et aucun dossier ne dépasse 100 millions.
«Les introductions en Bourse reflètent l’appétit pour le risque des investisseurs. Or, les conditions macro-économiques en Europe sont encore trop incertaines pour ouvrir en grand le marché des levées de fonds à court terme», explique Cédric Chaboud, gérant de Skylar Origin, un fonds de la SPGP spécialisé dans les introductions en Bourse.
Dans ces conditions, seuls les dossiers offrant des cash-flows solides ou de fortes perspectives de développement peuvent tenter une entrée sur le marché. En France, cinq des six opérations annoncées ou réalisées au premier trimestre viennent des technologies, médicales ou télécoms : Adocia, Eos Imaging, DBV, Intrasense et Inside Secure. ID Logistics qui vient de se lancer est la seule entreprise dite «industrielle» à se risquer à Paris depuis deux ans.
La faiblesse des valorisations – les marchés européens capitalisent 10,9 fois le bénéfice attendu pour 2012 selon Citigroup – peut aussi rebuter les émetteurs. «La question du niveau de valorisation se pose toujours. Mais la dilution potentielle doit s’analyser par rapport au développement de la société financé par l’introduction en Bourse. Depuis le début de l’année, en France, toutes les opérations ont été réalisées par augmentation de capital, sans cession de titres de la part des actionnaires historiques», indique Eric Forest, gérant chez Oddo Corporate Finance.
Et si les investisseurs sont prêts parfois à acheter des dossiers sans augmentation de capital, la décote doit alors être conséquente. Les actionnaires de Ziggo (Cinven et Warburg Pincus) ont accepté de placer leurs actions près de 20% moins cher que les références du secteur.
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