Les grandes opérations limitent la casse sur les fusions-acquisitions
Si le marché des fusions-acquisitions se révèle bien moins actif que l’an passé, il est bel et bien possible de trouver des segments en progression. Il faut pour cela se tourner vers les « méga deals », c’est-à-dire les opérations de plus de 10 milliards de dollars. Soutenu par les rapprochements dans la pharmacie (Pfizer-Wyeth, Merck-Schering Plough), les sauvetages dans la finance (Citigroup, Lloyds…) et la poursuite de la consolidation dans l’énergie (Enel-Endesa…), ce compartiment a recensé au premier trimestre onze opérations pour 255,3 milliards de dollars. Soit des volumes en hausse de 23 %.
Ainsi, ces « méga deals » ont représenté 46 % des volumes globaux de janvier à mars contre une moyenne de quelque 20 % depuis 2007. « Il s’agit du deuxième plus haut pourcentage de l’histoire derrière le quatrième trimestre 1999, lorsque Vodafone avait acquis Mannesmann (172 milliards de dollars) et que Pfizer avait repris Warner-Lambert (111,8 milliards de dollars)», précise Dealogic, cabinet à l’origine de ces statistiques.
La proportion se révèle même bien supérieure aux Etats-Unis, où les quatre transactions de plus de 10 milliards de dollars ont compté pour 70 % des volumes. En Europe, le marché a été plus équilibré. Bien qu’étant au nombre de cinq, ces grandes opérations n’ont pas dépassé la barre des 40 %.
Quoi qu’il en soit, les rapprochements ou sauvetages d’envergure opérés en ce début d’année ont permis de limiter la chute du marché des fusions-acquisitions. Dans les segments inférieurs, les volumes ont en effet plongé de 51 %. Plus précisément de 46 % sur les opérations de 1 à 10 milliards et de 54 % sur celles de moins de 1 milliard.
Plus d'articles du même thème
-
La dynamique de création de cabinets de gestion de patrimoine ne faiblit pas
Trois nouveaux cabinets se sont lancés cette semaine. L'un d'eux rassemble huit associés fondateurs. -
Sagard clôture son troisième fonds de fonds dédié aux nouveaux gérants buyout au-dessus de sa taille cible
Cette activité héritée du rachat d'Unigestion parvient à réunir 520 millions d'euros, contre 400 millions d'euros prévus initialement. Plusieurs investissements ont d'ores et déjà été réalisés en Europe et aux Etats-Unis. -
La chute du real contraint la Banque centrale du Brésil
L’institution monétaire a laissé son taux directeur inchangé à 13,75%, marquant une pause dans son cycle d’assouplissement monétaire, après la chute des actifs brésiliens. La crainte est une accélération de l’inflation malgré la faible conjoncture alors que le marché attend une politique budgétaire crédible.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Reste à chargeDépenses de santé : pourquoi les moins de 65 ans paient plus que les retraités
Les actifs mettent davantage la main à la poche que leurs aînés, malgré des dépenses de santé plus élevées pour ces derniers, rapporte la Drees -
Des ombres et des ondesDésinformation et présidentielle : « La responsabilité des réseaux sociaux est considérable »
La campagne présidentielle française est déjà la cible de manipulations à grande échelle, au niveau des contenus diffusés sur Facebook, X et TikTok, comme des algorithmes qui les favorisent -
L’accord parfait
A la tête d’Interparfums depuis près de quarante ans, Philippe Bénacin est un patron atypique qui revendique une méthode à contre-courant, forgée par de profondes convictions, ses intuitions et une bonne dose d’audace.