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Les grandes opérations limitent la casse sur les fusions-acquisitions
Les grandes opérations limitent la casse sur les fusions-acquisitions
Tandis que le marché a chuté de 32 % au premier semestre, les transactions de plus de 10 milliards de dollars sont en progression
Publié le
Olivier Decarre
Si le marché des fusions-acquisitions se révèle bien moins actif que l’an passé, il est bel et bien possible de trouver des segments en progression. Il faut pour cela se tourner vers les « méga deals », c’est-à-dire les opérations de plus de 10 milliards de dollars. Soutenu par les rapprochements dans la pharmacie (Pfizer-Wyeth, Merck-Schering Plough), les sauvetages dans la finance (Citigroup, Lloyds…) et la poursuite de la consolidation dans l’énergie (Enel-Endesa…), ce compartiment a recensé au premier trimestre onze opérations pour 255,3 milliards de dollars. Soit des volumes en hausse de 23 %.
Ainsi, ces « méga deals » ont représenté 46 % des volumes globaux de janvier à mars contre une moyenne de quelque 20 % depuis 2007. « Il s’agit du deuxième plus haut pourcentage de l’histoire derrière le quatrième trimestre 1999, lorsque Vodafone avait acquis Mannesmann (172 milliards de dollars) et que Pfizer avait repris Warner-Lambert (111,8 milliards de dollars)», précise Dealogic, cabinet à l’origine de ces statistiques.
La proportion se révèle même bien supérieure aux Etats-Unis, où les quatre transactions de plus de 10 milliards de dollars ont compté pour 70 % des volumes. En Europe, le marché a été plus équilibré. Bien qu’étant au nombre de cinq, ces grandes opérations n’ont pas dépassé la barre des 40 %.
Quoi qu’il en soit, les rapprochements ou sauvetages d’envergure opérés en ce début d’année ont permis de limiter la chute du marché des fusions-acquisitions. Dans les segments inférieurs, les volumes ont en effet plongé de 51 %. Plus précisément de 46 % sur les opérations de 1 à 10 milliards et de 54 % sur celles de moins de 1 milliard.
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