Les défaillances d’entreprises devraient croître de 4% en 2012
La baisse de 1,75% du nombre des défaillances sur les quatre premiers mois de l’année ne doit pas être vue comme un signe encourageant. Elle cache une réalité bien plus préoccupante, constate Coface.
Sur douze mois glissants, le coût des défaillances a bondi de 12,4% (voir graphe) à 4,25 milliards d’euros, soit 0,21% du PIB contre 0,16% en 2007. En effet, le taux de défaillances pour les seules entreprises de taille intermédiaire (ETI) et grandes entreprises a crû de 12%, entraînant une hausse de 4,5% du nombre d’emplois détruits.
La construction, les services – notamment aux particuliers – et la distribution pèsent respectivement 33%, 34% et 9% du nombre total de faillites. En outre, les défaillances augmentent dans l’automobile (+6,7%), dans le transport (+4.3%) et dans l’agroalimentaire (+3%). Face à la faiblesse de la croissance économique (0,3% attendu en 2012), Coface anticipe une hausse de 4% des faillites d’entreprises françaises cette année.
«Soit un retour sur les niveaux records de 2009, explique Jennifer Forest, économiste chez l’assureur crédit. Un ralentissement de 1% de la consommation des ménages est associé à une hausse de 0,6% du nombre de défaillances. En outre, en 2012, les entreprises sont plus vulnérables qu’elles ne l’étaient en 2008».
D’autant que les entreprises françaises, très orientées vers le marché domestique avec seulement 3% d’exportateurs, sont plus fragiles. «Nous préconisons ainsi un développement de leurs exportations à l’international, en cherchant la croissance sur les marchés émergents, ajoute Jennifer Forest. De plus, fragiles financièrement, avec des trésoreries tendues, elles pâtissent d’un accès difficile au crédit bancaire».
{"title":"","image":"78406»,"legend":"D\u00e9faillances des entreprises. Source Coface.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram