Les créanciers de Metrovacesa parviennent à un accord pour restructurer sa dette
Metrovacesa a annoncé vendredi être parvenu à un accord avec les créanciers d’un prêt syndiqué de 3,2 milliards d’euros contracté sous la législation britannique en juin 2006 puis modifié en juillet 2007. Endetté à hauteur de 5,7 milliards d’euros à la fin 2010, le troisième groupe immobilier espagnol explique dans une note envoyé à l’autorité espagnole des marchés (CNMV) qu’il a entamé une procédure auprès de la cour supérieure de justice d’Angleterre et du Pays de Galles. Son objectif : qu’elle autorise l’accord de refinancement qu’il négociait depuis près de deux ans et qu’il a finalement conclu avec 67% des banques représentant 90% en montant du prêt syndiqué.
Un pourcentage en théorie suffisant aux yeux de la justice anglaise alors que l’intégralité des créanciers aurait dû donner son feu vert sous la législation espagnole. Si la cour l’approuve, le plan devra être appliqué par tous les créanciers. Le groupe s’attend à une réponse d’ici moins de deux mois.
Metrovacesa, contrôlé à 55% depuis décembre 2008 par six de ses banques créancières (Santander, BBVA, Banesto, Banco Popular, Banco Sabadell et Caja Madrid), prévoit une augmentation de capital «d’environ 1,95 milliard d’euros à travers des apports en comptant et des droits de souscription préférentielle». Si ce montant n'était pas atteint, ses créanciers seraient prêts à le compléter en convertissant «au moins 1,2 milliard d’euros» de sa dette en actions. L'émission de nouvelles actions ordinaires se fera à 1,5 euro par titre et inclura dans un premier temps un droit de souscription préférentiel pour les actionnaires actuels. C’est une fois cette période achevée que les créanciers pourront transformer une partie de leurs prêts en actions si tout le capital n’a pas été souscrit.
Le montant résiduel du prêt syndiqué sera restructuré en deux parties. La dette liée aux activités locatives (patrimoine) verra son échéance et son amortissement reportés de cinq ans et celle contractée pour l’achat de terrains dont l'échéance est fixée à cinq ans mais qui pourra être en partie amortie avant cette date. L’accord inclut en outre le gel pendant cinq ans des financements bilatéraux.
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