Les compagnies européennes resteront à la traîne dans le secteur aérien
La reprise économique est plus rapide que ne l’avait prévu l’Association internationale du transport aérien (Iata). Hier, l’association a considérablement relevé ses pronostics de résultats pour 2010. Oubliées les pertes de 2,8 milliards de dollars redoutées en mars. Désormais, c’est un bénéfice net de 2,5 milliards qui est espéré au niveau mondial.
Avec des croissances de trafic de 7,1% (+1,5 point par rapport à mars) sur les passagers et de 18,5% (+6,5 points) sur le cargo, l’activité devrait atteindre 545 milliards de dollars, soit 23 milliards de plus que prévu initialement. Un surplus qui devrait se retrouver à plus de 20% au niveau du résultat net grâce à des coefficients de remplissage en hausse (la demande progressera deux fois plus vite que les capacités) et à des factures de carburant maîtrisées. Avec un baril toujours vu à 79 dollars, l’inflation sur ce poste (de 132 à 140 milliards) reflète simplement la progression attendue de l’activité.
L’association alerte néanmoins sur le fait que cette reprise sera «asymétrique», avec de forts déséquilibres selon les régions (voir tableau). Croissance soutenue, fusions dans le secteur et rationalisations vont aider les compagnies américaines qui contribueront pratiquement à 70% de l’amélioration attendue des résultats au niveau mondial.
A l’opposé, l’Europe est la seule région pour laquelle l’Iata a abaissé ses pronostics par rapport à mars (de -2,2 à-2,8 milliards de dollars). Les explications sont multiples: panne de croissance, grèves, crise de l’euro et volcan islandais. Sur ce dernier point, l’Iata rappelle que les pertes de revenus ont atteint 1,8 milliard de dollars, dont 70% pour les compagnies européennes.
Plus d'articles du même thème
-
L'érosion des frais d'investissement s'accentue
Selon l’Autorité des marchés financiers, les coûts des placements poursuivent leur repli en 2025. Une dynamique portée par la gestion indicielle et la montée des acteurs à bas coût. -
Michelin confirme ses objectifs 2026
En dépit de facturations en recul au 31 mars, pénalisées par les changes, le fabricant de pneumatiques anticipe toujours une génération de cash-flow libre avant acquisitions supérieure à 1,6 milliard d'euros en 2026. -
Le Parlement change de braquet contre la fraude fiscale
Un accord trouvé en commission mixte paritaire ouvre la voie à un arsenal renforcé contre la fraude fiscale, et élargit les obligations déclaratives en matière de lutte anti-blanchiment à de nouveaux acteurs.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
- MoneyGram va payer 1,3 million d’euros pour ses failles dans la lutte contre le blanchiment
Contenu de nos partenaires
-
Fait minoritairePrésidentielle : les candidats s'inquiètent déjà de leur future majorité
Dans un entretien à l'AFP, Marine Le Pen estime qu'il serait préférable de gagner face à Edouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon, pour revendiquer une victoire de choix et non de rejet. Une façon de jouer l'apaisement alors que certains craignent de ne pas disposer d'une majorité pour gouverner -
Vieille lune« Démarchandisation » : Boris Vallaud, marchand de rêves
Le rival d'Olivier Faure au PS, Boris Vallaud, tente de renouveler les idées de la gauche. Son concept de « démarchandisation » passe à côté de nombreux problèmes économiques et sociaux de la France -
La carpe et le lapinAu Mali, l'alliance contre-nature de groupes rebelles qui a fait trembler la junte
Le djihadistes du Jnim veulent conquérir le pays et instaurer une loi islamique radicale. Le FLA, quant à lui, cherche à obtenir l'indépendance du nord du Mali