Les activistes s’attaquent à des sociétés plus petites
Dans son bilan annuel des interventions de fonds activistes dans le monde en 2016, Activist Insight note que les sociétés dont la capitalisation boursière est petite ont davantage été la cible des fonds activistes l’an dernier. «Les capitalisations boursières inférieures à 2 milliards de dollars ont représenté 78% des entreprises visées en 2016, contre 72% en 2015 et 70% en 2014", note le rapport.
Cette évolution est liée à l’importance grandissante des nouveaux activistes, définis comme des investisseurs ayant cherché pour la première fois à influencer la stratégie d’une société en obtenant une représentation au conseil d’administration, en parvenant à en prendre le contrôle, en maximisant la création de valeur actionnariale ou en vendant des titres. Ce type d’investisseurs a représenté 60% des actions lancées l’an dernier contre des cibles américaines, après 55% en 2015 et 53% en 2014. Ayant moins d’actifs sous gestion, ces activistes s’attaquent à des capitalisations plus petites car ils n’ont tout simplement pas les moyens d’intervenir auprès de sociétés plus grosses.
Plus globalement, l’an dernier hors des Etats-Unis, 302 entreprises ont fait l’objet d’une campagne activiste en 2016, soit une progression de 18,5% d’un an sur l’autre, selon ce fournisseur de données.
Alors que la pression activiste est restée quasi-stable en Australie (60 cas contre 59) et qu’elle a baissé de 18% au Canada (49 entreprises ciblées en 2016), elle a augmenté de 48% en Asie (77 cas) et de 35% en Europe (97 cas). Sur le Vieux Continent, le Royaume-Uni arrive en première place (43 sociétés visées contre 27 en 2015), devant l’Italie (12 cas contre 6), l’Allemagne (9 contre 2) et la France (stable avec 7 cas).
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