Les actionnaires sont de plus en plus enclins à financer les fusions-acquisitions
A l’image de l’opération confirmée vendredi par le London Stock Exchange pour financer le rachat de Frank Russel, les marchés actions sont de plus en plus enclins à financer les fusions-acquisitions. Les émissions de titres liées à une opération de croissance externe ont même atteint un niveau record. Selon les statistiques de Dealogic, 79,2 milliards de dollars ont été levés depuis le début de l’année sur les marchés actions pour financer des acquisitions, soit 79% de plus que le montant constaté l’an dernier à pareille époque (44,2 milliards de dollars).
La progression ne tient pas qu’à la hausse en valeur du marché actions. Le nombre d’acquisitions financées par un appel aux actionnaires est également en progression: 294 depuis le début de l’année, 100 de plus qu’en 2013. Cette croissance des appels au marché suit mécaniquement la reprise de l’activité en fusions-acquisitions, au plus haut depuis 2007. Mais la bonne disposition des actionnaires contribue aussi à alimenter le flux de M&A.
Les annonces d’acquisitions, y compris lorsqu’elles sont financées par augmentation de capital, sont mieux accueillies que par le passé. Le 5 août, le cours de l’action Telefonica n’a ainsi perdu que 1,7% après l’annonce d’un projet d’offre de rachat de la filiale brésilienne de Vivendi, GVT. L’opérateur de télécoms espagnol a pourtant prévenu ses actionnaires qu’ils seraient mis à contribution pour refinancer l’opération si elle aboutit. Depuis, le cours est resté stable.
Alimenté par la demande des investisseurs étrangers, ce soutien des marchés actions est particulièrement sensible en Europe. 18,9 milliards de dollars ont été levés pour financer des acquisitions depuis le début de l’année, trois fois plus qu’en 2013 à pareille époque.
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