Les 7,8 milliards d’euros de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux sont enfin financés
Des mois de négociations pour parvenir à relier en à peine deux heures Paris et Bordeaux en train en 2018. Réseau ferré de France (RFF) et Vinci ont enfin signé la concession de ligne à grande vitesse (LGV), la plus grande d’Europe selon les partenaires, qui doit faire gagner une heure de temps entre Paris et Bordeaux. La conclusion de ce partenariat public-privé (PPP) achoppait sur la structure de financement du projet, long de 302 kilomètres et qui nécessitera plus de six ans de travaux. L’opération représente un investissement de 7,8 milliards d’euros.
Sur le total, l’Etat, les collectivités locales et l’Union européenne se sont engagés à apporter 3 milliards d’euros de subventions. L’Etat garantira également 1,06 milliard de dette bancaire. RFF contribuera pour sa part à hauteur de 1 milliard. Autre grand contributeur, la Banque européenne d’investissement. L’institution apportera au total 1,2 milliard: 1 milliard de dette, dont 400 millions d’euros de dette garantie par l’Etat dans le cadre du Plan de relance, 200 millions d’euros de crédit non garanti par l’Etat, et près de 400 millions d’euros en crédit relais fonds propres ; plus 200 millions d’euros de garantie LGTT (Loan Guarantee on TEN-T projects). Selon la BEI, cet instrument, mis en place conjointement par la Banque et la Commission européenne, est «utilisé pour la première fois sur un projet français». Les fonds d’épargne garantis par RFF sur 40 ans ajouteront 757 millions. Il s’agit «du prêt le plus important accordé par la Caisse des dépôts au titre des prêts sur fonds d’épargne», précisent les partenaires.
Les groupes privés sont également mis à contribution. Lisea, la société concessionnaire, a souscrit 612 millions d’euros de dette bancaire non garantie. Enfin, 772 millions seront apportés en fonds propres par les actionnaires de Lisea, somme préfinancée par les banques et la BEI. Lisea est détenu à 33,4% par le groupe Vinci, le concessionnaire. La CDC contrôle 25% en direct et via son fonds Infrastructure. Axa Private Equity a pris 19,2% de la structure. Enfin, le solde du capital (21,9%) est détenu par Sojas, un véhicule d’investissement dédié à ce projet. Lisea sera rémunérée par les redevances liées au trafic versées par les entreprises opérant les trains qui circuleront sur la LGV.
Plus d'articles du même thème
-
AB Foods compte dégager de la valeur en se scindant en deux
L’activité de distribution de vêtements (Primark) et l’activité agroalimentaire (FoodCo) seront cotées à Londres. La scission est prévue fin 2027. -
Conflit au Moyen-Orient : cinquante nuances de mesures prises pour faire face à la montée des prix de l’énergie
Dans cette tribune, Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory, analyse les différentes options adoptées par les Etats face à des prix de l'énergie en hausse. la diversification des sources d'approvisionnements reste une des meilleures manières de s'en protéger -
HSBC Private Bank France nomme une directrice pour ses clients les plus fortunés
La banque privée promeut Diane Alexane, l'ancienne responsable du conseil en investissement pour la France et le Luxembourg.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
Contenu de nos partenaires
-
Bus repetitaTransports : nouveau bras de fer autour du versement mobilité
Un amendement sénatorial préconisait d’élever le taux plafond de cet impôt de production, illustrant la dépendance du secteur à cette source de financement -
La Fabrique de l'Opinion« Le problème n’est pas que la métaphore guerrière existe, c’est qu’elle soit devenue omnipotente »
Guénaëlle Gault : « La cohésion par l'ennemi est fragile. Elle dure le temps que dure la menace. Quand l’ennemi disparaît, la cohésion s'effondre. Les “guerres” mal définies et que l’on ne gagne jamais s’empilent et donnent l’impression que nous sommes tout le temps en guerre, qu’il y a constamment un allié et un ennemi. Cette unité de façade est plutôt une bombe à fragmentation » -
Trump accuse l'Iran d’avoir « violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises »
« L’Iran a violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises ! », a fustigé Donald Trump dans un message posté sur Truth Social. Pour l’heure, aucune délégation iranienne n’a quitté Téhéran pour des pourparlers au Pakistan