L’énergéticien américain Kinder Morgan va fusionner l’ensemble de ses activités
Kinder Morgan a annoncé hier soir une refonte complète de son profil financier. Le spécialiste américain des infrastructures énergétiques a l’intention de consolider au sein de sa maison-mère ses différentes activités jusqu’ici réparties au sein de trois entités (Kinder Morgan Energy Partners LP, Kinder Morgan Management LLC et El Paso Pipeline Partners LP). Celles-ci étaient organisées sous forme de Master Limited Partnership (MLP), ou société en commandite principale.
Très répandu aux Etats-Unis dans le secteur des ressources naturelles, ce statut juridique offre l’avantage de la liquidité du capital, puisque ces entreprises en participation peuvent être cotées en Bourse, tout en étant éligibles à des abattements fiscaux à l’échelon fédéral et local, étant donné qu’elles distribuent une grande part de leurs cash-flows à leurs dirigeants et aux investisseurs.
Le rachat par la maison-mère Kinder Morgan Inc. (KMI) de l’intégralité du capital des trois autres entités se fera sur la base d’un prix global de 71 milliards de dollars payé en cash et en titres KMI, en incluant une reprise de dette de 27 milliards.
Cette opération, qui reviendra à réunir sous un même toit les oléoducs, les gazoducs et les réservoirs de gaz naturel du groupe, «aboutira à la création de la plus grande entreprise d’Amérique du Nord dans le secteur des infrastructures d’énergie, avec une valeur d’entreprise d’environ 140 milliards de dollars», a souligné le PDG Richard D. Kinder. Soumise à l’approbation des actionnaires et aux autorisations réglementaires, la transaction devrait être bouclée avant la fin de cette année.
La réorganisation, qui simplifiera la structure juridique et financière de Kinder Morgan, devrait être plutôt bien accueillie par les investisseurs qui incitaient depuis un certain temps le groupe de Houston à trouver de nouvelles sources de croissance. Richard D. Kinder table d’ailleurs sur une hausse d’environ 10% par an du dividende distribué aux actionnaires sur la période 2015-2020. Celui-ci s’élèvera à 2 dollars par action en 2015, en progression de 16% par rapport à cette année.
Conseillé par Barclays et Citigroup pour cette opération, Kinder Morgan espère que la dette du groupe élargi sera notée en catégorie «investissement» par les agences de notation, ce qui lui permettrait de financer ses nouveaux projets à un coût relativement faible.
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