Le secteur automobile européen est proche de la stabilisation
Le secteur automobile a débuté la semaine en hausse. Renault gagnait hier 1,26% à 55,63 euros, Peugeot 2,28% à 7,26 euros, et Faurecia 2,60% à 19,35 euros. Renault profite notamment d’une rumeur d’alliance avec le constructeur chinois Dongfeng Motor. Selon China Business News, les deux partenaires devraient signer dès ce mois de juillet la création d’une coentreprise pour un investissement total de 1,4 milliard d’euros. L’Etat chinois aurait déjà donné son accord.
Ce projet devrait permettre de produire dans un premier temps 150.000 véhicules par an, précise le journal économique chinois. Cette usine pourrait entrer en service dès 2016. Reste à savoir quand sera effectivement signé cet accord attendu depuis de très nombreux mois. Pour l’heure, la marque au losange se refuse à tout commentaire.
Ce relais de croissance chinois serait le bienvenu pour Renault, alors que le marché européen a encore reculé en juin. Selon les estimations de LMC Automotive, les immatriculations de véhicules légers en Europe de l’Ouest ont reculé de 6,1% le mois dernier. L’Association des constructeurs européens d’automobile (Acea) dévoilera ses chiffres le 16 juillet prochain. La France souffre plus que les autres pays, avec une baisse de 9% des immatriculations le mois dernier (vingtième mois consécutif de baisse !) contre un recul limité à 5,5% en Italie, 4,7% en Allemagne et de seulement 0,7% en Espagne grâce au plan gouvernemental de prime à la casse Pive 2.
En revanche, le marché britannique se porte de mieux en mieux, enregistrant une hausse de 13,4% en juin.
Malgré cette nouvelle baisse en juin, LMC Automotive se veut optimiste, révisant en hausse sa prévision pour 2013 de 11,31 à 11,36 millions de véhicules particuliers en Europe, soit une baisse du marché limitée à 3,5%, contre un recul de 4,2% anticipé deux mois plus tôt. «Cette nouvelle prévision suppose au second semestre une hausse de 0,4% par rapport au second semestre 2012, note l’analyse crédit de Natixis. Cela n’est pas impossible si le marché annualisé se maintient [au niveau du premier semestre] à 11,7 millions d’unités au second semestre, mais ce scénario nous semble trop optimiste à ce stade».
Natixis prévoit donc toujours une baisse de 5% du marché européen en 2013. Dans cette perspective de stabilisation de la demande, Kepler Cheuvreux joue Faurecia et Renault, qu’il recommande à l’achat.
{"title":"","image":"79953»,"legend":"indicateurs secteur automobile»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts