Le risque d’échec monte en flèche dans les rapprochements d’entreprise
Les fusions et acquisitions rythment l’actualité par leur côté spectaculaire.
Ce qu’on sait moins, c’est que sur dix opérations annoncées, quatre échouent aujourd’hui, un taux historiquement très élevé.
Les chiffres disponibles sur 2016 montrent que les opérations de rapprochement annulées ont atteint à fin juin 670 milliards de dollars, soit deux fois plus que l’an dernier à pareille époque.
Un chiffre à rapprocher de celui des opérations annoncées, proches au 30 juin de 1.600 milliards.
Dernier exemple en date, le renoncement mardi de Mondelez à croquer Herschey.
Ce rapprochement dans la confiserie était valorisé 25 milliards de dollars.
L’abandon par Honeywell de son offre sur United Technologies était bien plus grosse, supérieure à 100 milliards, et celle de Pfizer sur Allergan proche de 200 milliards.
Les risques d’exécution industriels ou juridiques, les différends de valorisation et surtout les problèmes d’égo ont leur part dans ce taux d’échec élevé.
Mais les grands empêcheurs de fusionner en rond restent les régulateurs, européens comme américains.
L’antitrust d’abord, qui s’est entre autre opposé au rapprochement de Staples et d’Office Depot dans les fournitures de bureaux ou de Baker Hughes et d’Halliburton dans le secteur parapétrolier.
Les fiscs nationaux ensuite. Là le Trésor américain joue les dragons vigilants.
A son tableau de chasse l’offensive avortée de Pfizer sur Allergan qui a sonné le glas des grosses opérations d’inversion fiscale euro-américaine.
Autant dire que les PDG doivent bien mesurer les conséquences d’un deal.
Car une fois lancé, leurs organisations ne travaillent plus qu’à le réaliser. Au point qu’un échec risque de les laisser gravement fragilisées.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT
Réinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface. -
PARTENARIAT« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
Entretien avec Raphaël Savy, Regional Vice-Président Europe du sud d’Alteryx. -
Deepah Colombel (Crédit Agricole Assurances) : « Il n’y a pas de risque systémique en cours sur la dette privée »
La responsable de l’investissement en dette privée chez Crédit Agricole Assurances revient sur la crise qui entoure certains fonds de dette privée aux Etats-Unis. -
PARTENARIAT« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran