Le redressement de Renault demandera «un peu de temps»
Le futur directeur général de Renault, Luca de Meo, a affiché vendredi sa confiance dans le redressement du constructeur au losange, demandant toutefois « un peu de temps » aux actionnaires.
L’ex-numéro un du constructeur automobile espagnol Seat, arrivera officiellement à la direction générale du groupe français à compter du 1er juillet. Mais le futur pilote de Renault a déjà commencé à rencontrer les équipes du groupe ces derniers jours. Vendredi, lors de l’assemblée générale des actionnaires, il a pris la parole pour se présenter à quelques jours de son entrée en fonction.
« Je reviens chez Renault pour le ‘challenge’, pour redresser l’un des plus grands, des plus prestigieux constructeurs automobiles », a déclaré celui qui a démarré sa carrière dans l’automobile chez Renault, en 1992.
Le futur dirigeant a affirmé être « conscient » des difficultés du groupe, « encore aggravées par un contexte économique adverse et sans précédent ». Luca de Meo a néanmoins déclaré qu’il s’apprêtait à relever ce défi avec « sérénité », ayant déjà connu des situations similaires dans ses précédentes fonctions.
S’adressant aux actionnaires, il a assuré que « avec l’aide de tous », Renault pourrait devenir « une des meilleures surprises de retournement de votre portefeuille d’investissement ». « Je vous demande juste un peu de temps pour vous le prouver », a-t-il ajouté.
Luca de Meo a vanté l’ancrage français du groupe ainsi que l’alliance avec Nissan et Mitsubishi comme étant des « atouts » dans la main de Renault.
Jean-Dominique Senard, le président de Renault, avait auparavant déclaré que « le lien avec le Japon », soit avec Nissan et Mitsubishi, était désormais « assuré et apaisé » par rapport à l’an passé.
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