Le plan de relance de Tesco ne porte pas encore pleinement ses fruits
Tesco lutte énergiquement pour redorer son blason sur son marché domestique. Mais le distributeur britannique ne récolte pas encore les pleins bénéfices du programme de dynamisation des ventes dont la mise en œuvre a débuté il y a quelque mois, à la suite de l’avertissement sur résultat lancée en janvier, une première depuis vingt ans pour le groupe.
Comme le souligne Aurel, «ces coûts supplémentaires auront un impact négatif sur la rentabilité à court terme». Le courtier reconnaît tout de même, à la lecture des éléments d’activité sur les mois écoulés publiés hier par Tesco, que la mise en œuvre progressive du programme d’un milliard de livres, qui passe par le développement d’offres de coupons, la rénovation de magasins ou l’embauche de salariés (4.300 sur les trois mois écoulés), et dont une majorité du budget reste encore à dépenser, «a pour l’instant permis de freiner les pertes de parts de marché».
Le groupe a fait part d’un repli de 1,5% de ses ventes à surfaces de vente comparables outre-Manche, hors carburants et TVA, sur le trimestre (13 semaines précisément) au 26 mai dernier. Soit une amélioration de 0,1 point seulement par rapport à l’évolution annuelle constatée au trimestre précédent. Tesco se targue en revanche d’avoir enregistré juste après la période sous revue la semaine la plus active de son histoire en dehors des fêtes de fin d’année, avec plus d’un milliard de livres de recettes à l’approche de la célébration des 60 ans de règne de la reine Elizabeth II.
Le salut est venu sur la période récente des ventes à l’international, qui représentent un tiers du total. Tesco n’a pas publié de données chiffrées précises en montants absolus. Le rythme de croissance annuelle aux Etats-Unis, où la présence du groupe reste modeste, a toutefois subi une vive décélération d’un trimestre à l’autre, passant de 12,3 à 3,6% à données comparables et hors carburants. Ce taux a gagné 0,1 point en Europe, à 0,4%, et est passé en territoire positif en Asie (de -0,4 à +0,4%) malgré un essoufflement en Chine (-1,1 point à 0,6%).
Philip Clarke, le directeur général de Tesco, juge les performances commerciales du groupe à la fois «conformes aux attentes» et «solides(…) en dépit d’une confiance du consommateur en berne sur l’ensemble de (ses) marchés». Pas de quoi remettre en cause les prévisions prudentes pour l’ensemble de l’exercice.
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