Le PDG actionnaire d’Orchestra garde le contrôle du groupe
Pierre Mestre reste aux commandes d’Orchestra-Prémaman, le groupe de vêtements pour enfants en redressement judiciaire depuis avril dernier. Le tribunal de commerce de Montpellier a choisi l’offre déposée par le PDG et actionnaire de contrôle de la société, plutôt que celle présentée par le saoudien Al-Othaim.
« En confiant les rênes d’Orchestra-Prémaman aux professionnels qui ont développé l’entreprise depuis 25 ans, le tribunal a choisi un projet collectif, financé et sécurisé, porté par une équipe engagée, respectueuse des valeurs de l’entreprise et de la communauté de ses talents et dont l’objectif est de limiter au maximum l’impact sur l’emploi », se félicite NewOrch, la société créée par Pierre Mestre pour reprendre le groupe.
Selon NewOrch, son offre était mieux-disante « sur les critères essentiels : emploi, financement, pérennité ». 430 magasins vont êtres repris et 3.769 emplois seront maintenus. NewOrch a promis 176,4 millions d’euros de financements. Elle a payé 71 millions au tribunal notamment pour le rachat des stocks.
« Forts du soutien de la grande majorité des salariés d’Orchestra-Prémaman en France et dans le monde, des fournisseurs et des franchisés, Pierre Mestre et son équipe sont déterminés à mettre en œuvre le projet stratégique et commercial permettant d’assurer la pérennité d’Orchestra dans les meilleures conditions possibles », a joute le communiqué de NewOrch.
De son côté, le groupe Al-Othaim « prend acte avec regret du délibéré du tribunal de commerce de Montpellier » et « souhaite le meilleur à l’ensemble des équipes du groupe Orchestra-Prémaman et tient à remercier chaleureusement les salariés qui lui ont apporté leur soutien tout au long de la procédure ». Le comité social et économique du groupe s’était en effet prononcé en faveur de l’offre du groupe saoudien, ce qui avait créé des tensions en interne.
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