Le niveau des défaillances d’entreprises reste contenu en France
Avec la fin des aides accordées pendant la crise du Covid-19, les PME et TPE les plus fragiles commencent aussi à souffrir de l’inflation, mais de manière très modérée.
A fin mai 2022, le nombre de défaillances cumulé sur un an (entre juin 2021 et mai 2022) s’est élevé à 32.109, ce qui est inférieur de 37% par rapport à 2019, mais augmente de 9% de plus sur les douze mois précédents, a rapporté lundi la Banque de France.
Sur le seul mois de mai, le nombre de défaillances reste voisin de 3.000, «comme globalement depuis le début de l’année», indique le communiqué.
Effet de base
Grâce aux aides publiques pour soulager la trésorerie des entreprises durant la pandémie de Covid-19 et à la suspension temporaire de certaines procédures par les tribunaux de commerce, le nombre de défaillances en France avait chuté de plus de 51.000 par an avant la crise à environ 27.000 en 2021. «Les évolutions par rapport à la période de la crise Covid-19 (...) doivent être interprétées avec précaution, puisque le nombre de défaillances y a été particulièrement faible», précise la Banque de France.
En mai comme en avril, le rebond des défaillances affecte surtout les TPE et les PME, avec des hausses de respectivement 29% et 9% sur un an.
Par secteurs, l’augmentation est la plus marquée pour le transport et l’entreposage (+23% sur un an), un ensemble qui comprend les services de livraison à domicile et avait connu un développement spectaculaire pendant les confinements, devant les défaillances dans l’industrie (+15%), le commerce (+14%) et la construction (+13%).
Plus d'articles du même thème
-
Volkswagen doit répondre à des injonctions contradictoires
Alors que son actionnaire de référence, Porsche SE, exhorte le groupe à accélérer ses prises de décision pour sortir du marasme, la résistance des salariés et des syndicats se renforce. -
Les banques acceptent les conditions de Casino pour soutenir sa restructuration
Elles ont accepté de mettre en œuvre la restructuration financière privilégiée par le distributeur même en cas d’opposition des autres créanciers. Les incertitudes juridiques sur le dossier restent élevées. -
Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
Plusieurs porteurs d’obligations du groupe de Patrick Drahi lui ont envoyé une notification de défaut après qu’il a mis des actifs en dehors de leur portée.
ETF à la Une
L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
- Revolut décroche son agrément bancaire français
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Confort d'étéCanicule : ces solutions tech pour améliorer le confort de vos logements
Des experts présentent des alternatives à la climatisation pour mieux supporter à court terme les vagues de chaleur -
Le RN et la malédiction du second tour (1/4)Présidentielle de 2002 : Jean-Marie Le Pen face au mur du rejet
Longtemps, la légende fut que Jean-Marie Le Pen ne voulait pas du pouvoir. L’entre-deux-tours de la présidentielle de 2002 raconte une autre histoire : même s’il le convoitait ardemment, il n’était pas prêt à le conquérir. -
Médicaments : le dilemme italien face à l’offensive américaine
Avec 69 milliards d’euros d’exportations, le secteur est devenu l'un des moteurs de l’économie italienne. Un accord avec Washington protégerait l’industrie, mais pourrait alourdir considérablement la facture du système de santé, déjà sous pression