Le marché automobile reste porté par son élan
Les carnets de commandes continuent à alimenter le marché automobile français. Comme en janvier, les livraisons d’automobiles ont surtout bénéficié de la forte demande enregistrée en fin d’année dernière par les constructeurs, avant la réduction de la prime à la casse. Conséquence: les immatriculations ont progressé de 17,8% en février selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).
Le mois dernier, les constructeurs n’avaient d’ailleurs pas caché que leurs carnets de commandes soutiendraient les ventes du premier trimestre. Chez Peugeot on estimait le carnet de fin 2009 à deux mois de pleine activité.
La répartition des ventes apporte une autre preuve du phénomène, la part des petites voitures continuant à se renforcer (voir illustration). Les premiers segments, qui pesaient déjà 57% des volumes en 2009, ont encore accru leur pénétration avec 59% du marché depuis le début de l’année.
Si cette descente en gamme profite aux constructeurs français, qui affichent une part de marché cumulée de 57,3% cette année (contre 53% un an plus tôt), elle ne doit pas faire oublier que la suite de l’année apparaît plus incertaine.
Le CCFA a déjà parlé d’une «grosse inconnue» pour la fin d’année et pour l’heure les signes de reprise se font attendre. «Il y a encore quelques semaines, on prévoyait un marché européen à -10% en 2010 (...). C'était en supposant qu’il y ait une reprise économique. Mais les informations que nous avons aujourd’hui sont moins bonnes qu’il y a deux ou trois mois. Le scénario d’une reprise est de plus en plus repoussé dans le temps», a indiqué hier Patrick Pélata, le directeur général délégué de Renault, à Libération.
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