Le marché automobile européen subit un été en pente rude
L’été n’aura pas laissé de répit à la déroute annoncée du marché automobile européen. Selon les chiffres publiés hier par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), le mouvement de baisse s’est même accéléré ces derniers mois, avec un volume d’immatriculations au sein des Vingt-Sept en chute de 18,6% en juillet et de 12,9% en août par rapport aux mêmes mois de l’an passé. De quoi faire passer l’évolution du marché depuis le début de l’année en territoire nettement négatif (-3,5% à 9,02 millions d’unités), après cinq mois consécutifs de repli.
Un climat morose inspiré par l’extinction progressive, avec des calendriers décalés selon les pays concernés, des effets positifs des dispositifs d’incitation à l’achat mis en œuvre à travers le Vieux Continent. Les analystes crédit d’Aurel relèvent ainsi que «le retournement du marché a été instantané» en Espagne (-24,1% en juillet, -23,8% en août), où ces primes à la casse ont été retirées le 1er juillet dernier. Le marché local reste toutefois en hausse de 21,9% sur huit mois, tandis que le marché français parvient à conserver un maigre gain de 2,0%.
Les constructeurs hexagonaux engrangent dans ce contexte des parts de marché, Renault gagnant 1,5 point sur huit mois (à 10,5%) et PSA 0,7 point (à 13,8%).
Aurel souligne dès lors que «le scénario d’une baisse de 7 à 10% du marché européen pour toute l’année 2010 attendue par les constructeurs se matérialise». La base de comparaison des derniers mois de l’an passé se révèle en effet particulièrement élevée, ce qui ne devrait pas manquer d’accentuer encore la baisse relative du marché sur l’ensemble de l’exercice.
Plus d'articles du même thème
-
TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs. -
Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours. -
Les spécialistes des taux actent le resserrement monétaire
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Stress test« Poutine joue la surenchère » : la Russie maintient sa stratégie de la tension aux frontières de l’Europe
En Roumanie, dans les pays baltes ou en Finlande, des incidents impliquant des drones se sont poursuivis ces dernières semaines -
Choix publicsPermanence, rémanence, émergence : la grille oubliée de l’action publique – et ses illusions
La puissance publique a échoué, non parce que le monde actuel serait ingouvernable, mais parce qu'elle continue à vouloir administrer plutôt qu'accompagner et s’obstine à croire qu'une société complexe peut être dirigée comme une organisation hiérarchique -
Anniversaire du PlanClément Beaune : « Je rêve d’une troisième voie entre un autoritarisme vertical et un libéralisme débridé »
A la tête de l'organisme parfois critiqué pour son manque d'utilité, Clément Beaune propose de revenir aux « lois de plan » pour fixer les grandes orientations du pays, au-delà des sujets de très court terme