Le marché automobile européen reste affligé par la morosité du consommateur
L’environnement macroéconomique déplorable continue de peser sur le marché automobile européen, qui semble voué à concéder une sixième année consécutive de repli. Le volume d’immatriculations au sein des Vingt-Sept a chuté de 8,7% en janvier, à 885.159 unités selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea). Ce rythme est certes comparable à la baisse de 8,2% concédée sur l’ensemble de l’année passée, et il met un terme à l’accélération de la chute subie fin 2012. Le mois dernier n’en constitue pas moins le mois de janvier le plus calme depuis que l’association scrute le marché, à savoir depuis 1990. Nombre de constructeurs tablent pour l’heure sur une baisse de 3 à 5% des ventes en 2013.
Seul le marché britannique, parmi les plus représentatifs (la Belgique gagnant par ailleurs 13,3%), a maintenu la tête hors de l’eau en janvier, avec un gain de 11,5%. De quoi lui permettre de devenir le deuxième marché le plus important cette année en volumes en devançant la France et l’Italie, en baisse de 15,1 et 17,6% respectivement. Le marché allemand conserve sa couronne, en dépit d’un recul de 8,6% qui confirme que l’immunité dont a longtemps semblé bénéficier le marché outre-Rhin en 2012 est bien de l’histoire ancienne. En queue de peloton, le marché grec abandonne 34,5% avec 5.533 véhicules écoulés seulement.
Le palmarès des constructeurs met toujours en lumière la bonne tenue du haut de gamme (+9,8 et +4,7% notamment en janvier pour les marques BMW et Mercedes) face à la dégringolade des généralistes. Volkswagen cède ainsi 5,2%, grappillant tout de même 0,9 point de part de marché à 24,4%, tandis que PSA Peugeot Citroën et Renault perdent 16,3 et 5,6% (malgré la progression de 8,8% de Dacia).
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