Le marché automobile européen repart légèrement à la hausse en février
Le marché automobile européen a confirmé sa lente convalescence le mois dernier. Après plusieurs mois de décélération du rythme de baisse des volumes d’immatriculation, il a progressé en février de 0,9% par rapport à février 2010, à 981.429 véhicules précisément au sein de l’Europe des Vingt-Sept (hors Chypre et Malte). C’est ce qu’a indiqué hier l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), qui précise que le marché cède ainsi 0,3% sur deux mois en 2011. La modeste mais symbolique hausse de février met un terme à une série de dix mois consécutifs de repli du marché.
Pour autant, il semble bien tôt pour parler d’un réel retournement, comme le souligne le professeur Stefan Bratzel de l’université allemande des sciences appliquées de Bergisch-Gladbach. Les constructeurs eux-mêmes font aussi preuve de mesure, à l’image du patron de Daimler qui a évoqué ce mois-ci la hausse du coût de l’acier ou de celui de BMW pour qui la hausse des prix du carburant décourage le consommateur.
Stefan Bratzel reconnaît tout de même prudemment une relative «renaissance» au sein de marchés qui bénéficient de données économiques encourageantes, à l’image du marché allemand qui a gagné 15,2% le mois dernier (+8,4% pour le groupe Volkswagen). Le deuxième marché du continent, la France, a aussi fait bonne figure, avec un gain de 13,2% (les constructeurs hexagonaux affichant des bilans européens décevants, avec des ventes en retrait de 5% pour PSA Peugeot Citroën et en hausse de 2,8% pour Renault). Dans ce contexte, les marchés du Sud de l’Europe ont cédé du terrain. Parallèlement à une dégringolade de 49,1% en Grèce, les chutes ont atteint en février sur un an 27,6% en Espagne, 20,5% en Italie et 12,7% au Portugal.
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