Le marché automobile européen poursuit son déclin
Alors que les effets des divers mécanismes d’incitation à l’achat mis en œuvre par les pouvoirs publics s’amenuisent comme peau de chagrin à travers l’Europe, le marché automobile poursuit son cruel retour aux réalités d’un climat économique morose. L’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea) a indiqué hier que le volume d’immatriculations au sein de l’Europe des Vingt-Sept avait abandonné 6,9% le mois dernier par rapport à juin 2009, à 1,34 million d’unités. Il s’agit du troisième mois consécutif de repli, réduisant presque à néant le gain engrangé en 2010 (+0,2% à 7,29 millions de véhicules).
Pour autant, seule l’Allemagne parmi les principaux marchés du continent affiche pour l’heure un repli sur le semestre écoulé (-28,7%). L’impact décalé des livraisons de véhicules s’est éteint outre-Rhin, où la prime à la casse a pris fin à l’automne dernier, avec une chute de 32,3% en juin. Un mois sur lequel le marché français a lui aussi concédé un revers (-1,3%), ramenant son avancée à 5,4% sur six mois, tandis que l’Italie a également fait pâle figure (-19,1 et +2,9%).
Dès lors, Fiat a logiquement payé un lourd tribut à ce climat morose (-20,8 % en juin), de par son exposition tant au marché italien qu’à celui de petits modèles ayant vigoureusement profité des aides publiques. Côté constructeurs français, PSA Peugeot Citroën a accusé le mois dernier une baisse de 5,6% des immatriculations alors que Renault avançait de 3,4%, selon l’Acea.
La confiance en berne du consommateur n’annonce ainsi rien de bon pour le second semestre, nombre d’observateurs misant sur une baisse du marché automobile européen voisine de 10% sur l’année complète.
Plus d'articles du même thème
-
TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs. -
Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours. -
Les spécialistes des taux actent le resserrement monétaire
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Stress test« Poutine joue la surenchère » : la Russie maintient sa stratégie de la tension aux frontières de l’Europe
En Roumanie, dans les pays baltes ou en Finlande, des incidents impliquant des drones se sont poursuivis ces dernières semaines -
Choix publicsPermanence, rémanence, émergence : la grille oubliée de l’action publique – et ses illusions
La puissance publique a échoué, non parce que le monde actuel serait ingouvernable, mais parce qu'elle continue à vouloir administrer plutôt qu'accompagner et s’obstine à croire qu'une société complexe peut être dirigée comme une organisation hiérarchique -
Anniversaire du PlanClément Beaune : « Je rêve d’une troisième voie entre un autoritarisme vertical et un libéralisme débridé »
A la tête de l'organisme parfois critiqué pour son manque d'utilité, Clément Beaune propose de revenir aux « lois de plan » pour fixer les grandes orientations du pays, au-delà des sujets de très court terme