Le Japon devrait coûter 150 millions d’euros à PSA au premier semestre
A l’issue d’un bon premier trimestre, un optimisme teinté de prudence prévaut chez PSA. Malgré un repli de 5,6% du nombre de véhicules vendus par le constructeur en Europe, son chiffre d’affaires est ressorti au-dessus des attentes à fin mars (+10,2% à 15,4 milliards d’euros). La demande soutenue dans les pays émergents, un bon mix-produit et des effets positifs de change ont largement contribué à la croissance de 6% des ventes de la division automobile, en dépit d’une érosion des prix de 2%. La part de marché de PSA en Europe reste quasi-stable d’une année sur l’autre, à 14,1% pour les véhicules particuliers et à 21,5% pour les utilitaires légers.
Avec un bond de 23,7% de son chiffre d’affaires à près de 4 milliards d’euros, l’équipementier automobile Faurecia «représente encore l’activité la plus dynamique du portefeuille de PSA», juge par ailleurs CM-CIC Securities. Les ventes de la division logistique (Gefco) progressent de 16,1% à 977 millions, tandis que PSA Finance, porté par une hausse de 3,5% de l’encours global de crédit, voit son chiffre d’affaires croître de 2,8% à 470 millions.
Au premier semestre, le résultat de la division automobile devrait être stable, «hors impact des événements au Japon». De fait, les difficultés de livraisons de composants en provenance de l’Archipel auront un impact négatif de 150 millions sur son ROC à fin juin. «Il est clair qu’il s’agit d’un maximum», a souligné le directeur financier Frédéric Saint-Geours. Ce montant aurait «un effet négatif de 6% sur notre prévision de BPA pour 2011», ont calculé les analystes de Kepler Research.
Le groupe maintient pour l’ensemble de l’exercice sa prévision d’un cash flow libre positif, accompagné d’un résultat opérationnel courant (ROC) «supérieur à celui de 2010» dans chacune de ses divisions. L’augmentation des coûts de matières premières sera contrebalancée par les économies de 1,1 milliard attendues de son plan de performance. PSA, qui aura remboursé fin avril l’intégralité du prêt accordé par l’Etat début 2009, proposera lors de son assemblée générale du 31 mai un dividende de 1,1 euro par action au titre de 2010, contre 0,5 euro attendu par les analystes crédit de Natixis. L’action a gagné hier 4,69% à 28,445 euros.
Plus d'articles du même thème
-
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Lisnard, Debat... Le mercato estival de l'Association des maires de France
Le maire de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, a été élu mercredi pour succéder à André Laignel comme premier vice-président délégué de l'AMF. Ce n'est pas le seul changement en vue -
Nouveau frontEurope : le RN sous pression après de nouvelles perquisitions
Alors que l'avenir politique de Marine Le Pen se jouera mardi devant la cour d'appel de Paris, le parquet européen poursuit son enquête sur un possible détournement de plusieurs millions d'euros de fonds européens -
Fusionner ou privatiser France Travail ? « Attention aux fausses bonnes idées ! »
Dans un entretien accordé aux Echos le 1er juillet, Edouard Philippe estime que l'Etat doit engager une réorganisation massive, en fusionnant ou en privatisant les nombreux opérateurs et agences enchevêtrés. Et de citer l'exemple de France Travail, dont il juge l'engagement financier disproportionné pour le budget de la France. Une prise de position que nuance Bertrand Martinot, économiste.