Le FSI s’apprête à traduire dans ses comptes l’effondrement du cours de France Télécom
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a décidé de faire le ménage sur sa ligne France Télécom. Selon Reuters, la filiale à 51% de la Caisse des dépôts (CDC) s’apprête à constater une survaleur sur sa participation de 13,67% dans l’opérateur français. «Pour le moment, cette participation dans France Télécom n’est pas dépréciée. L’année dernière, elle était encore valorisée au prix de l’apport, à peu près 16 euros par action», confie une source proche du dossier. «On doit logiquement déprécier ce qui semble être la valeur probable de France Télécom à moyen terme. Et la valeur à moyen terme de France Télécom n’est pas à 16 euros, mais plutôt autour de 9 euros», ajoute-t-elle. Le titre France Télécom a clôturé jeudi en léger repli de 0,16% à 7,62, euros. La valeur a perdu plus de 8% depuis le début de l’année et près de 32% sur un an.
La Caisse des dépôts détenant plus de 357 millions de titres France Télécom en avril 2012, une révision de 16 à 9 euros par action induirait une dépréciation d’environ 2,5 milliards d’euros. le FSI n'était pas joignable jeudi soir pour commenter ces informations. Cet héritage remonte à 2008, année de création du FSI par la Caisse des dépôts et l’Etat (son autre actionnaire à 49%). Il avait alors reçu à cette occasion 14 milliards d’euros de participations de la part de ses deux actionnaires.
Dans un rapport daté de juillet 2012, intitulé «l’Etat et le financement de l'économie», la Cour des Comptes relativisait l’impact de ces apports. «En effet, le solde des apports en numéraire non libéré est encore de 3,6 milliards d’euros tandis que les participations transférées en partie par l’Etat, constituées pour l’essentiel d’une partie de sa participation dans France Télécom et d’une partie de sa participation dans Aéroports de Paris (ADP), restent contrôlées de fait par l’Agence des participations de l’Etat et présentent un faible degré de liquidité pour nourrir la capacité d’investissement du Fonds stratégique d’investissement», soulignait-t-elle alors. Cette participation dans France Télécom devrait en tout cas dégrader fortement les résultats de la Caisse des dépôts qui les publiera début avril.
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