Le FSI détiendra entre 16 et 29,9% des droits de vote de Sequana
Après avoir reçu mardi le visa de l’Autorité des marchés financiers, Sequana a publié hier les détails d’une augmentation de capital de 150 millions d’euros qui réduira à dessein le rôle des actionnaires de contrôle existants. Le fonds Exor, la société familiale DLMD et le directeur général Pascal Lebard se sont en effet engagés à céder au Fonds stratégique d’investissement (FSI), qui va entrer au capital, «la moitié de leurs droits préférentiels de souscription (DPS) au prix de 0,499 euro par DPS». Seul Allianz est resté muet sur le traitement du solde de ses DPS.
Le prospectus de l’opération précise que chaque DPS reçu par les actionnaires actuels donne droit à titre irréductible à 2 actions nouvelles au prix de 1,5 euro par action. Sur la base du cours de clôture de l’action mardi soir, le prix de souscription des nouveaux titres fait ressortir une décote de 25,3% sur le cours théorique de l’action ex-droit. La période de souscription des actions nouvelles débutant aujourd’hui devrait se terminer le 27 juin, ce qui correspond à la durée de négociation des DPS. Le règlement-livraison et la cotation des actions nouvelles, immédiatement assimilées aux titres existants, devraient avoir lieu le 9 juillet.
Les engagements de souscription pris à titre irréductible et réductible par ses grands actionnaires et par le FSI représentent 77,2% du produit brut de l’émission, le solde étant garanti par un syndicat bancaire dirigé par Natixis et Société Générale. En fonction de la demande à titre réductible, le FSI détiendra à l’issue de l’opération «entre 16,04% et 29,9% du capital et des droits de vote de Sequana», pour un investissement maximum de 67,3 millions d’euros. Le papetier souligne qu’Exor, DLMD, Pascal Lebard et Allianz «ont conclu avec le FSI un pacte non constitutif d`une action de concert pour encadrer les modalités de transfert des participations respectives des parties au pacte».
Concernant ses perspectives financières, Sequana s’attend à une marge brute d’exploitation comprise entre 3,6% et 4% de son chiffre d’affaires cette année, puis entre 4,5% et 5% en 2013. Cette marge s’élevait à 3,6% au 30 avril dernier. Hors impact de l’augmentation de capital, le papetier prévoit pour fin 2012 une dette nette «proche du niveau du 31 décembre 2011» et le respect par le groupe et ses filiales opérationnelles de l’ensemble des covenants bancaires cette année.
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