Le distributeur B&M veut pousser son modèle expansionniste avec l’appui de la Bourse
Il y avait déjà eu Poudland, Pets at home ou bien encore AO World. Il devrait y avoir bientôt B&M. Les distributeurs britanniques, magasins traditionnels ou sur internet, se bousculent à la Bourse de Londres. Avec une capitalisation boursière estimée à 2,9 milliards de livres, borne haute de la fourchette de prix visée par le groupe, l’introduction en bourse de la chaîne d’articles pour la maison constituerait la plus importante IPO de l’année à Londres. Cette capitalisation pourrait placer B&M aux portes de l’indice FTSE 100.
Les termes définitifs de l’opération dirigée par BoA Merrill Lynch et Goldman Sachs n’ont pas encore été arrêtés mais la taille du placement pourrait osciller entre 575 millions et 1,16 milliard de livres. L’émission de nouvelles actions sera limitée à 75 millions de livres. L’essentiel du placement viendra donc de la vente de titres par les actionnaires actuels, principalement le fonds Clayton, Dubilier & Rice. Il détient 60% du capital depuis 2005. Le solde est entre les mains des frères Simon et Bobby Arora, qui ont acquis la chaîne de magasins il y a dix ans. Le capital flottant devrait s’élever à 20% au minimum.
Le produit de l’IPO ira au désendettement. B&M vient de refinancer sa dette, avec un crédit syndiqué de 440 millions de livres et un crédit renouvelable de 150 millions d’euros. Au moment de son entrée en Bourse, le ratio de dette nette sur Ebitda devrait s’élever à 3 fois avec l’objectif de l’abaisser par la suite.
La mise en Bourse doit soutenir aussi la politique de croissance de B&M. Les ouvertures de magasins - le groupe en compte 373 au Royaume-Uni - ont permis de faire passer le chiffre d’affaires de 764 millions à 1,27 milliard de livres entre mars 2012 et mars 2014. L’Ebitda a progressé sur la période de 39% à 130 millions de livres. Le distributeur s’est également implanté sur le continent, en Allemagne. Il vient d’acquérir une participation de 80% au capital de Ja Woll. De quoi lui apporter plus de 160 millions d’euros de chiffre d’affaires et 15 millions d’Ebitda par an.
Modèle affiché par la direction de B&M: celui de Dollar General aux Etats-Unis. B&M rappelle qu’en vingt années d’existence, Dollar General a ouvert plus de 11.000 magasins et porté son chiffre d’affaires au-delà des 17 milliards de dollars.
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