Le coaching d’équipe séduit les patrons de PME-ETI
Après le fort renouvellement des équipes de direction début 2018, le renforcement des compétences marque le pas dans les PME-ETI, constate le baromètre Eurosearch & Associés, réalisé par OpinionWay en mai dernier.
Si 60% des PME-ETI avaient annoncé avoir renforcé leur comité de direction en janvier 2018, elles ne sont plus que 41% à l’avoir fait en 2019. Surtout, seulement un tiers des sociétés comptent renouveler leurs équipes dirigeantes d’ici à la fin de l’année, contre 62% en janvier 2018. «Après l’embellie de 2018, qui profitait encore de l’effet Macron, les entreprises n’ont pas hésité à renforcer et à augmenter leurs équipes dirigeantes, rattrapant le retard pris les années précédentes, explique à L’AgefiMarc Pagezy, le PDG d’Eurosearch & Associés. Nous sommes maintenant revenus à la normale. L’effet Gilets jaunes et les tensions sur le commerce international ont entraîné cet attentisme de début d’année. Toutefois, la reprise du moral des patrons devrait entraîner un retour à une plus grande confiance.»
Un système plus souple
Dans ce contexte, les dirigeants de PME-ETI optent pour un système plus souple, avec le coaching d’équipe. Sur les six derniers mois, 22% des entreprises ont fait appel à ce type de coaching, et 42% des sociétés l’ont déjà essayé. Un niveau comparable au recrutement et à la mobilité interne, constate l’étude. Dans les six prochains mois, plus d’un dirigeant sur quatre envisage d’utiliser le coaching d’équipe, alors que seulement 18% comptent recruter en externe, et 18% promouvoir en interne. «Je suis heureusement surpris par la reconnaissance de l’utilité du coaching d’équipe, poursuit Marc Pagezy. Une solution qui constitue un véritable outil au même titre que la promotion et que le recrutement. Si le dirigeant estime avoir un bon casting dans son équipe, la présence d’un coach extérieur pendant quelques mois permet d’accélérer l’efficacité du comex. L’équipe de direction doit être heureuse de travailler ensemble !»
Une solution qui plaît, d’autant que les entreprises peinent toujours à recruter. Plus de 60% des entreprises rencontrent des difficultés pour attirer des talents du management. Un chiffre qui reste élevé, même s’il s’améliore par rapport aux 80% de septembre 2018. «Les candidats sont rares, et s’ils ont une expérience réussie de transformation d’entreprise, ils reçoivent rapidement plusieurs propositions, ajoute Marc Pagezy. Dans ce contexte plus tendu pour les entreprises, elles doivent apprendre à accélérer leurs prises de décisions.»
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