Le calendrier du prélèvement européen préoccupe les trésoriers d’entreprise
Dans le cadre d’une présentation de ses journées d’étude qui se tiendront les 16 et 17 novembre, l’AFTE (Association française des trésoriers d’entreprise) est revenue hier sur la mise en place du Sepa qui suscite encore de nombreuses inquiétudes. Lancé fin janvier 2008, le virement européen (Sepa Credit Transfer), qui ne concerne encore qu’une infime partie des virements français, «ne semble pas poser de problème majeur», estime Olivier Bornecque, président de l’AFTE. Mais le prélèvement européen (Sepa Direct Debit), disponible depuis hier, connaît en revanche d’importantes difficultés liées à «un manque de volonté politique et d’engagement des multiples acteurs concernés», ajoute-t-il.
L’absence d’homogénéité du nouveau système et des problèmes de calendrier font partie des principales critiques apportées. Alors que les banques avaient la responsabilité de gérer le mandat (autorisation de prélèvement, charge de la preuve) dans le système de prélèvement national, celle-ci a ainsi été reportée sur le créancier qui, en l’absence d’une solution de signature électronique universelle, va éprouver des difficultés pour authentifier le débiteur.
Une deuxième critique porte sur l’absence de date-butoir pour la migration vers le nouveau prélèvement, qui doit correspondre à la disparition du prélèvement national. Ceci rend impossible toute planification de la part des entreprises et fragilise le fonctionnement du système. D’autant plus que la fin des commissions interbancaires, prévue actuellement au 1er novembre 2012, pourrait être remise en cause en cas de retard sur le SDD, ce qui pèserait sur la rentabilité des grandes entreprises françaises. A l’heure actuelle cette commission est fixée à 12,2 centimes d’euro en France pour les prélèvements nationaux.
Si le prix du SDD reste similaire à celui du prélèvement national, «les dépenses induites par les développements informatiques effectués combinées aux coûts de gestion des mandats entraîneront une charge supplémentaire pour les entreprises», souligne l’AFTE. La consultation prévue par la Commission européenne, le 17 novembre à Bruxelles, ne devrait donc pas être superflue pour permettre des avancées sur les modalités de fonctionnement encore floues du prélèvement européen.
Plus d'articles du même thème
-
IdiCo signe le premier investissement de son fonds sur le secteur de la défense
La société de gestion apporte un financement obligataire au groupe familial Dorise, spécialisé dans l’usinage de haute précision, afin de lui permettre de financer deux acquisitions. -
Les résultats d'Engie sont portés par l'intégration de UK Power Networks
Le fournisseur de gaz et d'électricité a légèrement augmenté ses objectifs annuels après un bon trimestre même si le groupe affiche une baisse de sa génération de trésorerie opérationnelle. -
Legrand relève encore son objectif de croissance grâce aux centres de données
Les ventes et les résultats du spécialiste des infrastructures électriques ont bondi d'environ 20% sur les neuf premiers mois de l'année.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Addition saléeEn Italie, un trou d’un milliard lié aux salaires des magistrats
Une décision de justice a fait exploser le coût des revalorisations, dans un pays où les salaires réels restent inférieurs à leur niveau d’avant la pandémie. Le gouvernement veut empêcher que le mécanisme ne se reproduise en futur, mais sera contraint de payer cette facture en 2027 -
TuyauterieLivret A, fonds chaleur : le financement de la transition écologique externalisé
L'argent proviendra moins de crédits budgétaires et de subventions, et davantage d’enveloppes hors budget et de prêts -
Le projet de loi de finances rejeté à l’unanimité par les députés, une première sous la Ve République
L’Assemblée nationale toute entière a rejeté mercredi soir en première lecture la partie recettes du projet de loi de finances pour 2027, qui poursuit sa route au Sénat