Le bilan de la SNCF reste tendu
La SNCF avait prévenu au printemps que sa dette allait se creuser en 2010. Le premier semestre l’a confirmé. En six mois, elle est passée de 7,17 milliards à 8,62 milliards d’euros. Dans son communiqué, le groupe ne donne pas plus de détail sur la structure de cet endettement. Mais d’après un pointage de Bloomberg, le groupe cumule près de 12 milliards de dette brute (obligataire et bancaire) avec pour principales échéances à court terme les années 2010 (1,3 milliard), 2012 (1,13 milliard) et 2013 (1,43 milliard).
Seul point sur lequel la situation s’améliore légèrement, les ratios se sont un peu détendus grâce au redressement des résultats. Celui qui mesure la dette nette par rapport à la marge opérationnelle (sur 12 mois glissants) a été ramené en six mois de 4,24 à 4,07 (voir illustration). Mais cela est loin de compenser la dégradation constatée sur les derniers trimestres puisque fin 2008 le levier n’était que de 2,33.
Pourtant, comme le souligne le transporteur, ses résultats sont bien meilleurs qu’il y a un an. Sur le semestre, sa marge opérationnelle a progressé de 76% à 995 millions d’euros. Ce qui lui a permis de dégager une capacité d’autofinancement (CAF) de 663 millions, 2,3 fois plus élevée que celle du premier semestre 2009. Mais poursuit le groupe, «la croissance externe (1,45 milliard d’euros) est supérieure aux encaissements de cessions (317 millions). Et les investissements sur fonds propres (960 millions) restent supérieurs à la CAF».
Pour la fin d’année, la tendance devrait se poursuivre. «Nous ne projetons pas encore de retour à un niveau de profitabilité satisfaisant, au regard de nos besoins d’investissements», précise le président Guillaume Pépy.
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