L’avenir de Telecom Italia se jouera le 4 mai
L’assemblée générale (AG) de Telecom Italia qui se tient aujourd’hui à Milan a perdu une grande partie de sa substance. Le tribunal de Milan a donné raison hier à l’opérateur de télécoms et à son premier actionnaire, Vivendi, qui contestaient la volonté du fonds activiste Elliott de voter lors de cette AG sur le remplacement de six administrateurs. Cette demande de résolution, poussée également par les auditeurs de Telecom Italia, avait été rejetée par le conseil d’administration du groupe.
Pour appuyer l’opposition et pour tenter de mieux faire barrage à Elliott, huit administrateurs de Telecom Italia avaient démissionné du conseil d’administration, provoquant une vacance de gouvernance et contraignant ainsi l’opérateur de télécoms à convoquer une nouvelle AG pour le 4 mai avec, à l’ordre du jour, le renouvellement de la totalité du conseil d’administration. Le juge a estimé que les démissions en bloc rendaient nécessaire le renouvellement du conseil d’administration dans son intégralité plutôt que le remplacement temporaire de certains administrateurs.
La Cassa Depositi e Prestiti italienne en position d’arbitre
C’est cette seconde AG, dont la tenue le 4 mai a été confirmée hier par Telecom Italia, qui devra donc trancher l’opposition entre Vivendi et Elliott. Le droit italien prévoit une procédure de vote par liste. Chaque camp devra proposer dix candidats. La liste qui recevra le plus de votes favorables gagnera dix des quinze sièges du conseil d’administration du groupe. Celle arrivée en seconde position aura les fauteuils restants.
A un peu moins de deux semaines du vote, les positions sont à l’avantage de Vivendi. Le groupe français détient 23,94% du capital de Telecom Italia. Elliott, via différents fonds, possède 8,847%, hors options qui pourraient lui permettre de monter au-dessus de 12%.
Protéger les intérêts nationaux
Mais l’activiste pourra compter sur le soutien de plusieurs autres investisseurs. SVM a déjà annoncé qu’il voterait pour la liste d’Elliott. Le fonds pourrait également être appuyé par la Cassa Depositi e Prestiti. La CDC italienne détient 4,262% de Telecom Italia et a dit vouloir protéger les intérêts nationaux, une position vue comme favorable au projet d’Elliott.
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