L’avenir de Technicolor se joue dans les votes par correspondance
L’avenir de Technicolor pourrait être scellé en grande partie dès ce soir. Les actionnaires du groupe de technologies numériques vidéo ont en effet jusqu’à vendredi minuit pour adresser leur vote par correspondance en vue de l’assemblée générale de mercredi prochain.
Or, compte tenu de la physionomie du capital de la société, composé à près de 80% par des investisseurs étrangers, principalement américains, il est probable qu’une très large majorité d’actionnaires vote par correspondance. Lors de l’AG 2011, les votes par correspondance représentaient ainsi près de 99% des voix représentées.
En pratique, les groupes français acceptent parfois les votes par correspondance quelques heures encore avant l’AG. Mais compte tenu du caractère inédit de cette bataille ouverte entre JPMorgan et Vector pour recapitaliser une société aux finances fragiles, et des risques de litiges éventuels, il est probable que le calendrier soit dans ce cas respecté à la lettre. Sauf si la date de l’AG venait à être repoussée de quelques jours par le conseil d’administration de Technicolor. L’option est soutenue par JPMorgan car le compte à rebours actuel favorise clairement Vector. Il explique même pourquoi le fonds d’investissement américain a relevé son offre financière mercredi soir afin de couper un peu plus l’herbe sous le pied de JPMorgan. Si celui-ci veut emporter l’adhésion des votants par correspondance, et avoir une chance de gagner en AG, il ne lui reste que quelques heures pour améliorer la partie financière de son offre.
L’appui contractuel de la direction de Technicolor, qui déploie «ses meilleurs efforts» pour convaincre les actionnaires de voter en faveur de JPMorgan, ne devrait pas suffire à emporter l’adhésion des investisseurs.
Dans la note d’opération de l’augmentation de capital visée mercredi soir par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et rendue publique hier matin, l’expert indépendant mandaté par Technicolor pour examiner l’offre de la banque, puis par extension celle du fonds, reconnaît que «les conditions financières de l’offre de Vector apparaissent plus attractives pour l’actionnaire que celles proposées par JPMorgan». Moins de dilution potentielle et un produit d’émission total supérieur: jusqu’à 191 millions d’euros pour la solution Vector contre 157,6 millions pour JPMorgan.
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram