L’Allemagne prend part à la déroute du marché automobile européen
Triste anniversaire pour le marché automobile européen. Le mois dernier aura en effet été le douzième consécutif de repli pour les immatriculations du continent. La baisse de 10,8% en septembre selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea) au sein de l’Europe des Vingt-Sept (hors Malte) porte le recul en 2012 à 7,6%, à moins de 9,4 millions de véhicules écoulés. Pis, alors que la dernière hausse mensuelle du marché remonte à septembre 2011, avec un modeste 0,7%, la baisse du mois écoulé a été la plus forte des douze derniers mois.
Le revers de fortune du principal marché de la zone, l’Allemagne (-10,9% en septembre, -1,8% en 2012), symbolise la dégradation continue de l’humeur du consommateur face aux perspectives économiques incertaines. Volkswagen en a perdu de sa superbe. Si le numéro un européen encaisse en septembre une baisse de 8,0% de ses ventes, sa marque phare concède une baisse de 13,8%. Certes, sur neuf mois, le groupe (-1,2%) accapare tout de même 24,7% du marché, 1,6 point de mieux que l’an passé. En parallèle, et en dépit d’une remarquable progression de 10,5% en septembre, la concurrente dans le haut de gamme BMW cède 1,3% sur neuf mois.
Les autres grands marchés ont poursuivi leur dégringolade: -17,9% et -13,8% en France sur un et neuf mois (tenant compte d’une chute de 32,5% de la marque Renault en septembre), -25,7% et -20,5% en Italie, -36,8% et -11,0% en Espagne. Seul le Royaume-Uni (+8,2% et +4,3%) parvient à éviter la sortie de route. Et les concessions ne devraient pas connaître de forte affluence avant longtemps, nombre de prévisions (récemment revues à la baisse) s’accordant sur un repli supérieur à 8% du marché européen en 2012.
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