L’Agence de l’UE dédiée à l’énergie défend le marché européen de l'électricité
Publié le
Clément Solal, à Bruxelles
pylônes courant électrique
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Crédit European Union
L’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) a dévoilé une évaluation préliminaire « des avantages et des inconvénients » du marché de gros de l’électricité européen. Cette première version du rapport commandé par la Commission européenne, face à la flambée des prix de l’énergie, vante largement les mérites du fonctionnement actuel dudit marché, remis en cause par certains Etats dont la France, sans pour autant écarter de possibles ajustements.
L’Agence de l’UE s’attache tout d’abord à défendre l’intégration du marché européen et le modèle du prix marginal auquel il obéit, principale cible des critiques, selon lequel le prix de gros dépend principalement du coût de production de la dernière centrale appelée sur le réseau européen pour répondre à la demande.
«L’intégration des marchés nationaux européens via le couplage de marché optimise l’utilisation des ressources à travers l’Europe et a permis de maintenir les prix de l’électricité dans l’UE à un niveau inférieur à celui qu’ils auraient atteint autrement » ces dernières années, peut-on ainsi lire.
Le rapport émet par ailleurs de sérieux doutes quant à la nécessité de recourir à davantage de contrats de long terme avec des fournisseurs de gaz à l’avenir. « La part des sources d’énergie renouvelables intermittentes étant voué à augmenter, la demande d’approvisionnements issus des centrales électriques au gaz va devenir plus variable et obligera l’offre à devenir plus souple. (…) La pertinence des contrats à long terme va donc diminuer dans le futur au profit de la flexibilité offerte par les transactions sur les plateformes commerciales », estime l’ACER.
Correction attendue pour les prix du gaz
Le document étrille également la proposition espagnole visant à plafonner le prix de l’électricité produite à partir du gaz ou à « utiliser le prix moyen de l’électricité en tant que plafond ». Une mesure qui risquerait de « mettre en péril la sécurité d’approvisionnement à moyen, voire à court terme », selon l’Agence. « Certains des participants actuels du marché seraient susceptibles de ne pas être en mesure de recouvrer l’intégralité de leurs coûts au fil du temps, ce qui les conduirait à sortir du marché. De même, de telles mesures risquent de décourager les nouveaux entrants », pointe le l’ACER.
La formation du prix dans la forme actuelle du marché aurait, plus généralement, pour avantage d’encourager les investissements dans les énergies renouvelables, selon le rapport. « Pour les technologies aux coûts d’investissement plus élevés et aux coûts d’exploitation plus faibles, le modèle ‘pay-as-clear’ permet de recouvrer le cout plus élevé en capital. En l’absence de cela, de tels investissements ne seraient probablement pas financièrement viables ».
La version finale du rapport sera publiée en avril 2022, période d’ici laquelle l’ACER pronostique « une baisse significative » des prix du gaz.
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