Lafarge constate les premiers signes de reprise en Europe
Lafarge affiche sa confiance. D’une part, sa fusion avec le suisse Holcim progresse de façon «très satisfaisante» en vue d’une finalisation au premier semestre 2015. Les deux partenaires tablent sur 3,5 milliards d’euros de cessions d’actifs, essentiellement en Europe, pour passer sous les fourches caudines des autorités de la concurrence. «Dans les jours qui viennent, nos banquiers vont fournir des informations à l’ensemble des parties intéressées, et ces informations sont le début d’un processus naturel de cessions», a expliqué vendredi Bruno Lafont, PDG de Lafarge.
Les deux groupes ont déjà reçu plus de cent marques d’intérêt pour ces actifs, déclarait Holcim la semaine dernière.
D’autre part, le cimentier français attend toujours une hausse de 2 à 5% de la demande de ciment sur ses marchés cette année, dont +2 à +4% en Amérique du Nord, où la situation s’améliore; +2 à +6% dans les émergents, où la croissance continue; et une stabilisation (-2 à +1%) en Europe de l’Ouest, sur laquelle le groupe constate les premiers signes de reprise.
Si la croissance ralentit en séquentiel au deuxième trimestre, avec une croissance organique du chiffre d’affaires de 3% (+6% au premier semestre) et de l’Ebitda de 9% (+13% sur le semestre), la marge d’exploitation (Ebitda) progresse de 0,9 point à 24,1% (+1,4 point en organique). Grâce à ses réductions de coûts, le cimentier compte générer plus de 600 millions d’euros supplémentaires sur l’année, dont 290 millions ont déjà été dégagés au premier semestre.
En données publiées, ventes et Ebitda reculent respectivement de 5% et 2%, pâtissant des effets de changes. Mais, «le second semestre va se comparer à un second semestre 2013 où les monnaies étaient déjà dévaluées, donc l’impact de change sera beaucoup plus faible, sauf si nous avions d’autres dévaluations très importantes», a précisé Bruno Lafont, tout en anticipant une stabilité.
Par ailleurs, Lafarge se concentre sur son objectif de réduction de la dette sous la barre des 9 milliards d’euros en fin d’année. A fin juin, la dette s’établissait à 10,1 milliards en baisse de 10% sur un an. Depuis le début de l’année, 1,1 milliard d’euros de désinvestissements ont été sécurisés et 423 millions encaissés. Jeudi dernier, le groupe a annoncé la vente de ses activités au Pakistan pour une valeur d’entreprise de 244 millions d’euros.
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