L’action Edenred a doublé depuis sa scission du groupe Accor

Toujours porté par la spéculation sur une OPA, le cours du groupe de services a atteint un plus haut la semaine dernière à 22,64 euros
Olivier Pinaud

Edenred sort d’une semaine animée. L’action du numéro un mondial des services prépayés pour les entreprises (titres-restaurants…) a enchaîné 5 jours de hausse consécutifs, pour finir vendredi sur un gain hebdomadaire de 17%. Le cours a même touché un nouveau plus haut à 22,64 euros. Depuis sa mise en Bourse à l’été 2010 par Accor, le titre a doublé. La capitalisation d’Edenred dépasse aujourd’hui 4,8 milliards d’euros, soit les deux tiers de celle d’Accor (7,2 milliards).

La journée de jeudi dernier (24 mars) a été particulièrement animée. En une séance, près de 2,8 millions d’actions ont changé de mains, soit 1,23% du capital. Il s’agit du deuxième volume le plus élevé depuis la mise en Bourse de l’action en juillet 2010, en dehors de la première séance de cotation. Surtout, un tiers du volume a été réalisé via des ventes de blocs. 219.800 titres ont par exemple été achetés d’un coup à 21,46 euros jeudi après-midi. Plus tôt dans la journée, un bloc de 187.000 actions avait trouvé preneur. Contactée par L’Agefi, la direction d’Edenred n'était pas joignable vendredi.

Selon une source de marché, la spéculation sur une OPA du britannique Compass a fait sa réapparition la semaine dernière, le groupe étant semble-t-il prêt à réaliser des acquisitions de taille. Cette rumeur récurrente, non commentée par les protagonistes, avait déjà circulé en novembre dernier, provoquant alors une première poussée de fièvre sur le titre. Numéro un mondial, générateur de cash et fortement exposé à la croissance des pays émergents, Edenred pourrait également intéresser des fonds de private equity.

Actionnaires de la société via les titres reçus lors de sa scission d’Accor à hauteur de 27,4%, Colony Capital et Eurazeo sont engagés dans un pacte qui interdit toute cession de titres Edenred jusqu’au 1er janvier 2012, sauf en cas d’offre publique. Or, les cours actuels, qui valorisent près de 22 fois le bénéfice estimé pour 2011, se rapprochent des niveaux auxquels les deux fonds peuvent envisager une cession.

Pour expliquer la hausse de la semaine dernière, Oddo évoque également une spéculation sur la politique de dividende du groupe. Lors des résultats annuels 2010, la direction a indiqué que le taux de distribution des bénéfices sera porté à 70% contre 50% auparavant. Mais le modèle du groupe, notamment son besoin en fonds de roulement négatif, pourrait permettre une distribution encore plus dynamique.

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