La taille des défaillances a tendance à augmenter depuis le début de l’année
Le repli de 0,5% des défaillances d’entreprises en France dans un contexte de croissance nulle au premier semestre ne peut être extrapolé à l’ensemble de 2012, prévient Euler Hermes dans ses dernières prévisions. L’assureur-crédit a en effet constaté depuis cet été un retournement à la hausse de leur sinistralité, avec une progression de 7,6% en rythme annuel sur les 3 derniers mois à fin août.
De plus, depuis le début de cette année, «le chiffre d’affaires cumulé des 15 plus grandes défaillances, qui atteint 6,8 milliards d’euros, est déjà 3 fois plus élevé que celui de l’ensemble de l’année dernière», relève Ludovic Subran, chef économiste d’Euler-Hermes. Si l’on exclut les deux plus importantes défaillances constituées par Petroplus et Doux, ce chiffre d’affaires cumulé ressort au même niveau sur 8 mois. Après la baisse de 3,2% enregistrée en 2011, l’assureur-crédit table donc sur une remontée des défaillances de 3% cette année, ce qui toucherait 63.000 entreprises (voir graphique). L’automobile, la construction et le transport aérien apparaissent comme les secteurs les moins bien orientés sur l’ensemble de l’année.
«Notre mesure du risque de défaillance chez nos principaux partenaires commerciaux afficherait une augmentation de 10% en 2013, avec une Europe du Sud particulièrement sinistrée», souligne Euler Hermes. Sur la base d’un scénario central d’une progression du PIB domestique de 0,3%, ces défaillances augmenteraient de 2% l’an prochain pour toucher environ 64.000 entreprises. Mais dans l’hypothèse d’une récession de 0,2% dans l’Hexagone, plus d’un millier de défaillances supplémentaires pourraient être enregistrées, ce qui conduirait le nombre d’entreprises sinistrées au-delà du record historique atteint en 2009, conclut l’assureur-crédit.
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