La souplesse du code Middlenext séduit toujours plus
Le succès du code Middlenext ne se dément pas. En dépit d’une perte nette de 22 entreprises sur le marché réglementé parisien en 2017, après une baisse nette de 25 sociétés en 2016, le nombre d’entreprises se référant au code Middlenext reste globalement stable depuis cinq ans autour de 190 sociétés (+4 en 2017). «De plus en plus de sociétés, qui trouvent le code Afep-Medef trop contraignant, se tourne vers le code Middlenext», confie Caroline Weber, directrice générale de Middlenext, à l’occasion de la publication du rapport 2018 sur les sociétés se référant au code Middlenext en 2017, réalisé par l’Institut français de gouvernement des entreprises (IFGE/EM Lyon).
«Les entreprises s’approprient toujours davantage le code Middlenext et ont maintenant atteint un bon niveau de gouvernance, poursuit Caroline Weber. Notamment, le seuil de 40% de femmes dans les conseils est respecté». Dans les sociétés à conseil d’administration, ce taux atteint 43% pour les sociétés du compartiment A, 40% dans le B, et 38% pour le C. Ce dernier chiffre, plus faible, s’explique par les conseils de petite taille, où l’écart de deux sièges (par exemple 2 femmes pour 4 hommes) l’emporte sur la règle des 40%. Dans les sociétés à conseil de surveillance, le taux est de 50% dans le compartiment A, 42% dans le B et 40% dans le C.
Les conseils sont plus nombreux à faire une autoévaluation annuelle (71%, contre 61% en 2016). Si 87% des sociétés déclarent avoir un règlement intérieur, seulement 36% le publient sur leur site internet (35% en 2016). Quant au nombre de réunions du conseil, il est stable à 6,8. Toutefois, la répartition des comitésspécialisés évolue. Seules 67% des sociétés ont un comité d’audit (77% en 2016), mais 58% ont un comité de nomination et/ou de rémunération (37% en 2016). Evolution notable, 39% des dirigeants ne reçoivent qu’une rémunération fixe (31% en 2016).
Le sujet des jetons de présence reste difficile à analyser. D’une part, 16% des sociétés n’en versent pas. D’autre part, tous les administrateurs n’en touchent pas, notamment 15% des sociétés qui en attribuent ne les versent qu’aux administrateurs indépendants. Aussi, en moyenne, le jeton annuel perçu est de 27.700 euros (+7%) dans le compartiment A, 17.400 (+12%) dans le B et 13.300 (+5%) dans le C.
En dépit de ces avancées, «à force de faire de la conformité, les sociétés ne prennent plus le temps de réfléchir à la gouvernance la plus adaptée à leur stade de développement», regrette Caroline Weber.
Plus d'articles du même thème
-
Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
En marge de la présentation de son plan stratégique, la banque de la Défense a annoncé la nomination de Benoit Grisoni en tant que directeur adjoint des activités de banque de détail en France. Un mouvement qui va dans le sens du rapprochement entre le réseau SG et BoursoBank. -
Moscou met Nestlé et Auchan sous administration temporaire russe dans le pays
Un nouveau décret de Vladimir Poutine, signé jeudi 17 septembre, autorise le transfert des actifs de plusieurs sociétés tricolores, dont Auchan, à une société russe. -
Le fonds de pension de l'Etat de New York défend les résolutions d'actionnaires face à la SEC
Le contrôleur financier de l'Etat demande aux sociétés cotées américaines de continuer volontairement à inscrire les résolutions d'actionnaires dans leurs documents de vote.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
Contenu de nos partenaires
-
Soupape de sécuritéEurope : pourquoi l’Elysée a obtenu la levée des sanctions contre un oligarque russe
Cette demande a suscité la consternation chez de nombreux diplomates à Bruxelles et l’incompréhension à Kiev -
EditorialCrise des carburants : la fin des mensonges budgétaires
La dette est devenue le révélateur du déclassement français -
Eglise buissonnièreMacron sèche la messe du pape
Le chef de l'Etat n'assistera pas à l'office religieux célébré par Léon XIV dimanche sur la place de la Concorde. L'Elysée dément toute tension avec le Vatican dans l'organisation du voyage du pape en France