La responsabilité sociale s’intègre progressivement à la gouvernance des groupes européens
Macif Gestion présentait hier les résultats d’une enquête visant à mieux identifier les modes d’organisation des grands groupes européens en matière de développement durable. Réalisée l’an dernier auprès des entreprises non françaises de l’Eurostoxx, elle prolonge une enquête similaire effectuée en 2009 sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) au sein du CAC 40. Si des contraintes normatives n’ont conduit que dans 5% des cas à la mise en place d’une politique de RSE, celle-ci est motivée par «la volonté de structurer des actions préexistantes» dans 77% des entreprises du panel. Par comparaison, 38% des entreprises du CAC 40 avaient mis en avant comme élément déclencheur le souhait de fédérer les salariés, 26% les contraintes normatives et seulement 17% le désir de structurer l’existant.
59% des entreprises européennes du panel ont rattaché leur direction du développement durable (DDD) à une direction fonctionnelle (communication, puis relations extérieures et marketing). La DDD est rattachée «dans 23% des cas au conseil d’administration et dans 18% des cas directement à la direction générale». Le rattachement à une instance décisionnelle du groupe (direction générale, comité exécutif ou directoire) était en revanche cité par 55% des entreprises du CAC 40, suggérant un rôle plus central dévolu à la RSE dans les grandes entreprises françaises. De la même façon, l’implication des directions opérationnelles dans la définition des enjeux du développement durable, avec un rôle consultatif ou décisionnaire, s’applique à 68% des entreprises non françaises de l’Eurostoxx 50 contre 79% pour le panel du CAC 40.
La tendance est inversée concernant la prise en compte d’objectifs extra-financiers dans la rémunération variable des dirigeants, qui concerne 86% des entreprises de l’indice européen contre 37% des plus grandes entreprises françaises. Dans le premier cas, le respect de ces objectifs est presque toujours accompagné de l’attribution d’une prime ou d’un bonus. L’intégration du développement durable dans la stratégie de l’entreprise s’est enfin traduite par la mise en place d’un système de reporting spécifique aux données RSE pour 55% des entreprises du panel européen, contre 63% pour les entreprises du CAC 40.
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