La remise à niveau des stocks a continué de soutenir Imerys au troisième trimestre
Le phénomène de restockage observé au deuxième trimestre, notamment dans l’acier, s’est poursuivi au troisième trimestre. «Il est difficile d’évaluer cet effet sur l’ensemble de la chaîne de valeur», a expliqué à L’Agefi le directeur financier d’Imerys, Michel Delville. «Nous avons désormais acquis la certitude que le restockage est terminé», a-t-il ajouté.
Ce mouvement, lié en grande partie à l’équipement industriel, a soutenu le chiffre d’affaires au troisième trimestre. Celui-ci a progressé de 26,8% (+16,7% à périmètre et change comparables) en glissement annuel pour s’établir à 892,2 millions d’euros. La compétitivité de l’euro a par ailleurs entraîné un impact change positif de 58 millions d’euros sur la période.
Alors que le pôle «minéraux pour céramiques, réfractaires, abrasifs et fonderie» continue de faire figure de locomotive (+47,5% à 288,8 millions d’euros), les pays émergents restent en pointe sur le plan géographique. Ils représentent désormais 26% du chiffre d’affaires consolidé sur les neuf premiers mois de l’année. Au troisième trimestre, compte tenu d’un résultat opérationnel courant de 115,1 millions d’euros, la marge opérationnelle ressort à 12,9%, après 14,1% au trimestre précédent. Sur les neuf premier mois de 2010, la marge de 12,8%, en hausse de 4,1 points sur un an, donne suffisamment d’assurance au groupe pour relever son objectif annuel. Il s’établit désormais à «au moins 12,5%», soit 0,5 point de plus que précédemment.
«Après un bon troisième trimestre, nous restons encore relativement prudents à cause de la macroéconomie», prévient toutefois Michel Delville. Le directeur général Gérard Buffière, qui sera remplacé par Gilles Michel à l’issue de la prochaine assemblée générale des actionnaires, a précisé que le chiffre d’affaires devrait être «en légère progression» au dernier trimestre sur un an sous réserve de la conjoncture globale. L’endettement reste à fin septembre proche de son niveau de fin juin (990 millions d’euros), malgré l’acquisition en juillet du groupe brésilien Para Pigmentos SA, un actif considéré comme non stratégique aux yeux de Vale, pour environ 70 millions de dollars. Une opération réalisée entièrement en numéraire qui sous-entend qu’Imerys a généré du cash-flow sur la période.
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