Poste Italiane veut prendre le contrôle de Telecom Italia
-
Poste Italiane
L’opérateur postal national italien Poste Italiane, détenu à près de 65% par l'État, a annoncé dimanche le lancement d’une offre mixte (numéraire et actions) pour l’acquisition de l’ancien monopole des télécommunications Telecom Italia (TIM) pour un montant de 10,8 milliards d’euros.
Le groupe, qui est déjà le principal actionnaire de TIM grâce notamment à l’acquisition de 15% du capital à Vivendi l’an dernier, a précisé qu’il proposerait 0,167 euro en numéraire ainsi que 0,0218 action nouvelle Poste Italiane pour chaque action TIM apportée à l’offre. Cela valorise l’action TIM à 0,635 euro, soit une prime de 9,01% par rapport au cours de clôture de vendredi.
Poste Italiane a déclaré que ce rachat, visant à retirer TIM de la cote, permettrait au groupe de se doter d’un réseau de télécommunications fixe et mobile, d’une position de leader dans les infrastructures de cloud et de centres de données, ainsi que de la capacité à assurer une gestion sécurisée des données pour l'État, conformément aux efforts de l’Union européenne pour protéger la souveraineté numérique du bloc.
Le groupe combiné afficherait un chiffre d’affaires pro forma de 27 milliards d’euros et un résultat opérationnel de 5 milliards d’euros, avec plus de 150.000 employés, a indiqué la société dans un communiqué.
Poste Italiane a précisé que les synergies avant impôts issues de la fusion s'élèveraient à 700 millions d’euros par an, dont 500 millions d’euros proviendraient de réductions de coûts, notamment grâce à la baisse des frais financiers.
Le groupe, qui détient un peu plus de 27% de TIM, prévoit de finaliser la transaction d’ici la fin de l’année. Les économies de coûts devraient se concrétiser sous deux ans et les synergies de revenus sous trois ans. «Poste Italiane prévoit un impact positif sur son bénéfice par action à partir de 2027», a déclaré la société.
A la Bourse de Milan, l’action Telecom Italia grimpait de 6% lundi matin, à 0,61 euro. De son côté, le titre Poste Italiane reculait de 5%, à 20,3 euros.
AstraZeneca et Bristol Myers Squibb explorent le scénario d’un mariage. L’union du laboratoire britannique et de son homologue américain donnerait naissance à un titan de la santé de plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et de 400 milliards de capitalisation. Or, les investisseurs sont circonspects.
L’acquisition d’Atkore pour une valeur d’entreprise de 3,8 milliards de dollars renforcera la présence du fabricant italien de câbles dans les équipements électriques.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps