La plate-forme dédiée aux PME-ETI peine à se dessiner

Les discussions achopperaient notamment sur le périmètre et sur la structure capitalistique de cette future filiale de Nyse Euronext
Bruno de Roulhac
Photo: PHB/Agefi
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Nyse Euronext dévoilera le 3 juillet prochain lors des journées de Paris Europlace les résultats des travaux de son Comité d’orientation stratégique (COS) pour relancer le marché des PME-ETI cotées. Egalement fin juin ou début juillet, l’entreprise de marché communiquera sur l’issue de ses discussions avec la Caisse des dépôts (CDC) pour la mise en œuvre du rapport Rameix-Giami sur le financement des PME-ETI par le marché, comme le lui avait demandé le ministre de l’Economie en février dernier.

Alors que Nyse Euronext avait violemment contesté les conclusions de ce rapport le jugeant «à charge, partial, partisan et incomplet», d’aucuns s’interrogent sur le résultat de ses travaux avec la CDC, toujours en attente de directeur général.

Si le rapport préconise la création d’une plate-forme dédiée aux PME-ETI, un premier débat porterait sur le périmètre de cette entité. Selon une source proche du dossier, le marché libre, Alternext (marché régulé) et les compartiments C, voire B (marché réglementé) seraient réunis dans cette filiale. Mais, seuls Alternext et le bas du compartiment C seraient filialisés, confie une autre source.

En outre, qui détiendra le capital de cette plate-forme? Le rapport Rameix-Giami préconise Nyse Euronext comme actionnaire de référence, mais minoritaire, aux côtés de la Caisse des dépôts et d’autres partenaires. Pourtant, les banques ne se bousculeraient pas pour prendre une participation, «seul un courtier anglais a manifesté son intérêt», indique une source. Un autre proche du dossier précise que des investisseurs seraient prêts à venir sous réserve que Nyse Euronext ne soit pas majoritaire. Quoi qu’il en soit, «il faut une équipe dédiée et un conseil d’administration spécifique», a expliqué hier Gérard Rameix au Club des marchés financiers.

Au-delà des discussions en cours, ce sujet reste éminemment politique. Il faudra attendre l’issue des élections législatives, mais aussi la nomination du patron de la CDC fin juin, pour que les intentions de Bercy se dessinent plus clairement. Le ministère devra d’ailleurs se prononcer sur la mise en œuvre du rapport Rameix-Giami par Nyse Euronext et la CDC.

Dans un tel contexte, le LSE pourrait venir sur le marché français, comme il l’a déjà dit. D’aucuns envisagent une arrivée fin 2012 ou début 2013. Reste à savoir s’il y a la place pour deux entreprises de marché sur ce segment des valeurs moyennes…

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