La nervosité augmente sur les spreads de crédit dans les télécoms
A la veille de la publication de leurs résultats, les perspectives des opérateurs télécoms en Europe semblent faire l’objet d’une méfiance accrue des opérateurs sur les marchés du crédit. C’est ce qu’entend démontrer l’agence Fitch après avoir constaté que les CDS (credit default swaps) du secteur, qui mesurent le coût de protection de sa dette, «ont augmenté de près de 9% sur les trois premières semaines de janvier contre seulement 1% pour l’ensemble du marché ‘corporate’ européen».
L’indice de liquidité calculé par Fitch, qui augmente à mesure que s’accroissent les incertitudes sur la dette ou la structure de capital d’une société, reflète cette tendance puisque Telecom Italia, British Telecom et Portugal Telecom BV figurent en tête de ce classement en Europe, aux côtés de Kabel Deutschland et Virgin Media. «Les doutes grandissants du marché concernant les télécoms reflètent en partie une concurrence plus importante qui déboucherait sur une guerre des prix et des bénéfices moins importants», explique-t-on chez Fitch.
Sur l’ensemble du mois de janvier, le secteur a connu une variation de spreads d’une dizaine de points de base selon les données Bloomberg (voir graphique); le décalage le plus important concerne cependant les dérivés de crédit d’opérateurs situés dans des pays confrontés à des finances publiques particulièrement dégradées, comme Hellenic Telecom, Telecom Italia ou Portugal Telecom. De fait, «les déséquilibres budgétaires de certains pays d’Europe du Sud comme la Grèce ou le Portugal pourraient entraîner une pression fiscale accrue sur les opérateurs de ces pays», estiment pour leur part les analystes crédit de LCM.
Plus d'articles du même thème
-
Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe. -
Les gérants estiment que seuls les marchés européens conservent un potentiel d’appréciation
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an. -
TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Incassable ?Duralex, les leçons d'un échec économique et politique
Le fabricant de verres, repris par ses salariés, était devenu, pour la gauche, le symbole triomphant d'une autre vision de l'entreprise -
Stress test« Poutine joue la surenchère » : la Russie maintient sa stratégie de la tension aux frontières de l’Europe
En Roumanie, dans les pays baltes ou en Finlande, des incidents impliquant des drones se sont poursuivis ces dernières semaines -
Choix publicsPermanence, rémanence, émergence : la grille oubliée de l’action publique – et ses illusions
La puissance publique a échoué, non parce que le monde actuel serait ingouvernable, mais parce qu'elle continue à vouloir administrer plutôt qu'accompagner et s’obstine à croire qu'une société complexe peut être dirigée comme une organisation hiérarchique