La mise en bourse d’Hapag-Lloyd pourrait tomber à l’eau
TUI semble devoir naviguer à vue dans le cadre de son projet de désengagement total ou partiel d’Hapag-Lloyd, le spécialiste du transport maritime par conteneurs dont il détient pour l’heure près de la moitié du capital (49,8%). C’est le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, citant des sources bien informées, qui le premier a fait état de la réflexion de TUI de vendre jusqu’à 30% des 38,4% qu’il détiendra encore au capital après la cession, le mois prochain, comme convenu, de 11,4% au consortium d’investisseurs Albert Ballin basé à Hambourg. Celui-ci rassemble notamment la mairie de la cité hanséatique, des banques et des assureurs. Les bénéficiaires de cette nouvelle vente du capital pourraient être le fonds public d’Oman, Onyx Investments, et le groupe chinois HNA, maison-mère de la compagnie aérienne Hainan Airlines. La mairie de Hambourg avait empêché une cession du transporteur en 2008 à un concurrent de Singapour.
Reuters rapportait qui plus est, hier, la confidence d’un responsable des investissements du Sultanat assurant qu’Onyx Investments avait acquis une participation de 15% au capital d’Hapag-Lloyd, sans préciser le montant de la transaction.
Contacté par L’Agefi, un porte-parole de TUI a fermement qualifié d’erronée cette information. «Nous n’avons pour l’heure rien vendu à quiconque» a-t-il martelé mais il a confirmé que le groupe a bel et bien «engagé des discussions officielles avec des investisseurs potentiels». Des sources concordantes ont par ailleurs évoqué un intérêt marqué de la compagnie aérienne chinoise HNA pour entrer au capital d’Hapag-Lloyd.
TUI a simplement tenu à affirmer qu’il continuait à réfléchir aux moyens de céder des titres. Les discussions engagées avec des partenaires stratégiques privés capables d’ancrer leur implication à long terme ne remet a priori pas en cause la possibilité d’en passer par une IPO. «Nous continuons d’évaluer toutes les hypothèses», a indiqué TUI dans un message adressé au Financial Times.
Il semble en tout cas acquis que les turbulences nées du tremblement de terre japonais du 11 mars ont contraint TUI à temporiser sur le front d’une mise en Bourse. L’opération pourrait être frappée d’«obsolescence» selon un trader interrogé par Reuters. A l’annonce du projet d’IPO le mois dernier, les observateurs misaient sur une opération mi-avril.
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